•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Violation du code de conduite : pas de blâme pour le conseiller Mike Nickel

Mike Nickel en entrevue.

Mike Nickel était accusé d'avoir enfreint à plusieurs reprises le code de conduite de la Ville.

Photo : Radio-Canada / Sam Martin

Radio-Canada

Le conseiller municipal d’Edmonton Mike Nickel ne sera pas réprimandé par ses collègues pour avoir utilisé des courriels, auxquels il a eu accès dans le cadre de ses fonctions officielles de conseiller, afin de promouvoir sa candidature à la mairie lors des élections municipales d'octobre.

Jeudi, le conseil municipal a rejeté, par un vote de 7 contre 4 , une motion de blâme voulant que M. Nickel reçoive une lettre officielle de réprimande pour avoir enfreint le code de conduite d’Edmonton.

Le code de conduite interdit aux conseillers d'utiliser les listes de distribution de courriels de la Ville pour leurs campagnes électorales.

Les sanctions contre les conseillers nécessitent un vote favorable d'au moins deux tiers des conseillers présents pour être adoptées, soit neuf voix dans le cas présent.

La commissaire à l'intégrité de la Ville d'Edmonton, Jamie Pytel, avait recommandé la sanction à la suite de son enquête sur quatre plaintes distinctes déposées contre M. Nickel.

Dans ces plaintes, détaillées dans une série de rapports d'enquête publiés par la commissaire Pytel au début du mois, des résidents ont déclaré avoir reçu des courriels non sollicités de la part de la campagne de M. Nickel demandant leur soutien politique.

Selon M. Nickel, qui n’a pas assisté à la réunion de jeudi, les plaintes déposées contre lui sont infondées ou motivées par les considérations politiques.

M. Nickel a expliqué à la commissaire que les plaignants étaient inscrits pour recevoir des correspondances politiques, une affirmation que ces derniers ont démentie.

Un vote controversé

Le conseiller Tony Caterina a voté contre la sanction. Selon lui, les courriels non sollicités n’ont causé aucun tort.

Il affirme également que certains conseillers auraient une dent contre M. Nickel et qu’ils ne devraient pas être chargés de déterminer sa sanction.

Les partis pris sont extrêmement évidents, affirme Tony Caterina en faisant référence à un message texte du conseiller Michael Walters dans lequel il insulte M. Nickel.

M. Walter s’est ensuite excusé pour les propos qu’il a tenus, mais soutient qu’il est furieux des violations répétées du code par Mike Nickel.

Des lignes floues

Selon Mme Pytel, M. Nickel n’a pas coopéré à son enquête et a bafoué le code en commettant des violations progressives.

De son côté, l’avocat de M. Nickel, Jonathan Denis, a affirmé au conseil que Mme Pytel n’avait pas la compétence pour imposer des sanctions.

Il affirme également que punir M. Nickel pourrait créer un précédent très dangereux pour la réglementation des activités politiques.

La ligne entre ce qui constitue un travail gouvernemental et un travail politique peut souvent être très, très floue, dit-il, une affirmation remise en question par le maire Don Iveson, qui a voté en faveur d’une réprimande.

Une audience de sanction sur un ensemble distinct de plaintes concernant des publications de M. Nickel sur les médias sociaux a été reportée au 5 juillet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !