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Par respect, d'autres municipalités annulent la fête du Canada

Une femme de dos avec six petits drapeaux du Canada plantés dans ses cheveux.

La fête du Canada sera une occasion pour les Canadiens de réfléchir à leur histoire culturelle.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Plusieurs communautés du Nouveau-Brunswick ne fêteront pas l'anniversaire du pays cette année. New Maryland, Rogersville, Fredericton, Saint-Jean, Bathurst et Moncton se sont joints à Cap-Pelé dans un élan de solidarité envers les Premières Nations. Le 1er juillet sera plutôt une occasion de réfléchir aux événements du passé.

Depuis la découverte de restes d’enfants à Kamloops et, cette semaine, de tombes non marquées près de Marieval en Saskatchewan, le pays est secoué par son passé. Cela brise nos cœurs d’apprendre une telle tragédie, a déclaré la mairesse de Bathurst, Kim Chamberlain.

Au Nouveau-Brunswick, Cap-Pelé a ouvert le bal plus tôt cette semaine en annonçant qu'elle ne célébrerait pas la fête du Canada. De nombreuses villes canadiennes ont pris la même décision.

En raison de cette tragédie et de l’impact sur nos amis et partenaires de la Première Nation Pabineau et de toutes les Premières Nations au Canada, une journée solennelle et de réflexion est vue comme étant d’une grande importance à ce temps

Une citation de :Kim Chamberlain, mairesse de Bathurst

La mairesse et d’autres défenseurs du mouvement encouragent les gens à réfléchir collectivement.

La voie de la réconciliation

À Fredericton, le comité organisateur de la fête du Canada incite à raisonner par-delà le passé. Ses membres suggèrent de songer à des moyens d'œuvrer à la réconciliation avec les communautés autochtones.

À Cap-Pelé, un drapeau mi'kmaw sera hissé devant l'établissement municipal sous peu.

Drapeau mi'kmaw et affiche « No Pipeline ».

Un drapeau mi'kmaw comme symbole de soutien

Photo : Radio-Canada

Rogersville fera aussi un lever de drapeau le 1er juillet. Le conseil municipal a également choisi de faire un don à un organisme autochtone de la province.

Un chef ému

Terry Richardson, chef de la Première Nation de Pabineau, se réjouit de la décision de Cap-Pelé et des autres communautés de la province. Il accueille cette initiative avec émoi.

Le Chef de la Première Nation de Pabineau affiche un air ému lors d'une entrevue Facetime.

Le porte-parole de la Première Nation de Pabineau est ému du soutien que lui confèrent des villes du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Parce que c'est comme un genre de réconciliation pour nous autres. Ça montre qu'ils savent ce qu’on est en train de vivre en tant que peuple autochtone. Ils savent que c'est vraiment quelque chose qui est dur dans nos cœurs.

Une citation de :Terry Richardson, Chef de la Première Nation de Pabineau

Il croit cependant que la fête du Canada devrait continuer d'être célébrée à l'avenir.

D’après le reportage de Sarah Dery

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