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Jani Bellefleur-Kaltush, première récipiendaire de la Bourse Kuessipan

Jani Bellefleur-Kaltush, cinéaste nord-côtière

Jani Bellefleur-Kaltush, cinéaste nord-côtière

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Radio-Canada

La réalisatrice de Nutashkuan, Jani Bellefleur-Kaltush, est la première récipiendaire de la Bourse Kuessipan Fondation Québec Cinéma. Son prix est assorti d’un montant de 10 000 $.

Je suis très surprise, très honorée et surtout très contente, a commenté la réalisatrice en entrevue à Bonjour la Côte. C'est un grand honneur que mon film ait été choisi parmi six beaux projets.

C’est le projet de film La grand’route, en cours d'écriture, qui lui a valu cet honneur. 

L’idée du film est née de sa rencontre avec le scénariste Bertrand Desrochers, rencontré lors d'un stage en France. Les deux ont commencé à développer le film à distance pendant la pandémie.

L’histoire débute le 7 décembre 1996, lors de l’ouverture de la prolongation de la route 138 jusqu’à Nutashkuan. C’est la rencontre entre une Autochtone de Nutashkuan et un Allochtone de Montréal.

Leurs mondes, leurs cultures clashent pendant cette rencontre, mentionne Jani Bellefleur-Kaltush.

Je voulais un espace de discussion entre deux nations sans préjugés, sans stéréoptypes. Je voulais aussi montrer comment on est accueillants et chaleureux et qu’on aime rire.

Une citation de :Jani Bellefleur-Kaltush, réalisatrice

Je voulais mettre Nutashkuan sur la carte et mettre en valeur la langue et la culture innues, pas très présentes dans le cinéma québécois, relève-t-elle.

Laisser plus de place aux créateurs autochtones

Le studio sur roues du Wapikoni mobile

Le Wapikoni mobile, ou le cinéma qui roule, a parcouru des milliers de kilomètres depuis plus de 15 ans.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

La carrière de Jani Bellefleur-Kaltush a été initiée grâce au studio ambulant Wapikoni mobile. Elle rêve de réaliser un film avec une équipe entièrement autochtone.

La cinéaste estime qu’il est temps de laisser plus de place aux créateurs autochtones. Ils ont une voix, une sensibilité particulières, qui pourrait aider à la réconciliation à l’ouverture aux échanges et aux discussions entre deux nations, explique-t-elle. Il faut qu’ils aient un endroit pour raconter des choses qui leur appartiennent. On a une détermination, mais des fois on a besoin d’un petit coup de pouce.

La Bourse Kuessipan Fondation Québec Cinéma soutient la création cinématographique autochtone au Québec.

Elle a été mise sur pied par la réalisatrice et cinéaste Myriam Verreault qui a signé le long métrage Kuessipan, tourné à Uashat mak Mani-utenam et à Sept-Îles.

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