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Samuel Power : le Nord-Côtier qui roule en « pro »

Samuel Power athlète de motocross, sur la piste.

Samuel Power, 25 ans, est le seul Nord-Côtier à participer à des compétitions de motocross dans la catégorie « pro ».

Photo : Radio-Canada / Félix Lebel

Radio-Canada

Alors qu’il s’agit d’un sport bien développé dans plusieurs autres régions du Québec, la course de motocross en est encore à ses débuts sur la Côte-Nord. Un seul coureur professionnel est en action dans la région : Samuel Power.

L’athlète dit avoir progressé tranquillement depuis l’âge de quatre ans, jusqu’à ce qu’il atteigne la catégorie pro.

J’ai vraiment commencé à prendre ça au sérieux en 2013. J’ai commencé en junior, j’ai monté en inter, et maintenant, je roule en pro, raconte Power.

Depuis 2013, il se dévoue entièrement à ce sport extrême et gravit les échelons. Avec une dizaine de courses cet été, il a pour objectif de se classer pour les compétitions nationales. En 2020, il a remportésa première victoire au niveau professionnel, au championnat régional du Saguenay-Lac-St-Jean.

Passionné, Samuel Power révèle que toute sa vie est organisée de façon à performer.

[Il] faut pratiquement que ta vie soit autour de ça. Ton argent va là-dedans, ton temps va là-dedans, faut que tu sois stricte. C’est très exigeant.

Tu commences petit par petit, tu fais une course ou deux, et à un moment donné tu te rends compte que ta vie tourne autour de ça

Une citation de :Samuel Power

Selon l’athlète, la motocross pose des défis sur le plan psychologique, en particulier lorsque vient le temps de changer de catégorie. Tu peux être le meilleur, mais l’année d’après, t’es dans une nouvelle catégorie plus forte. C’est tout à réapprendre, tu repars en arrière, c’est une saison plus difficile, donc c’est beaucoup de persévérance, beaucoup, explique-t-il.

Pour tous les âges

Depuis le début de la pandémie, Samuel Power partage aussi son amour de ce sport avec la communauté et les familles de la Côte-Nord.

Tommy et Samuel Power ont une passion commune: la motocross.

Tommy et Samuel Power ont une passion commune : la motocross (archives).

Photo : Radio-Canada / Courtoisie: Samuel Power

À l’aide de son père, qui est aussi son aide-mécanicien, il a réaménagé une ancienne piste de motocross à Sept-Îles, le parc MX. Comme il n’y avait aucune course à l’horizon, il ont décidé de relancer le parc et de l’ouvrir au public.

C’est parti [de la] COVID l’an passé, quand on savait pas s’il y aurait des courses ou pas. Je me suis dit que ça ne me tentait pas de passer l’année au complet à Sept-Îles, à virer dans des champs , se rappelle Samuel Power.

Leur OBNL gère maintenant ce lieu d'entraînement et de formation pour les plus jeunes et compte une trentaine de membres. Depuis peu, l'engouement pour la motocross est en train de prendre son envol dans la région.

C’est assez fou, on s’attendait pas à ça. On l’a reparti, moi et mes amis qui voulaient rouler et y’a eu tellement de monde qu’on est rendus à quatre pistes. Ça arrête pas! Il y a beaucoup de gens qui viennent, lance Power.

Les bonnes techniques

Son père, Tommy Power, enseigne maintenant les techniques de motocross et tente de démocratiser le sport, mais aussi de rassurer les parents.

L'atlète nord-côtier Samuel Power

Sauts et prouesse : la motocross nécessite de soigner sa technique (archives).

Photo : MGL

Les techniques ont beaucoup évolué. C’est vraiment devenu un sport. C’est ça qu’on essaie de faire comprendre au monde un peu. C’est plus comme c’était il y a 20 ans le motocross, explique-t-il.

Tu ne peux pas prendre ça à la légère. Tu choisis : tu fais des courses ou tu te balades.

Une citation de :Tommy Power

La concentration et la discipline sont de mise, insiste-t-il, puisque la course et la sécurité du coureur dépendent de sa connaissance des techniques, de ses limites, mais aussi des limites de sa moto.

Avec son père, Samuel Power espère encourager les plus jeunes, et même les familles, à se lancer dans l’arène.

D'après le reportage de Félix Lebel

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