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Le camping est désormais officiellement interdit sur les plages de Gaspé

Les abords clôturés de la plage de Haldimand. Une affiche mentionne les règlements en détail.

Dans l'ensemble, tous les utilisateurs et résidents s'entendent pour dire que la préservation des plages doit passer avant tout.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Radio-Canada

La Ville de Gaspé peut appliquer son règlement qui interdit le camping sur les plages. Les baux de location négociés avec le gouvernement du Québec lui permettent de devenir locataire de ces plages publiques et lui confèrent le pouvoir d’en réglementer l’usage.

La Ville souhaite ainsi éviter les débordements de l'an dernier. À l’été 2020, trois plages en particulier ont été envahies par de nombreux touristes venus faire du camping sauvage, soit celles de Haldimand, de Douglastown et de Boom Defense.

Une surveillance sera donc faite à ces trois endroits, ainsi que dans certains espaces publics du territoire de Gaspé.

Les campeurs qui s'installent pour dormir sur les plages sont susceptibles de recevoir une amende pouvant aller jusqu'à 2000 $.

Affiche où on peut notamment lire que le camping est interdit.

L'affichage ne laisse place à aucune interprétation.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, se dit heureux d’arriver à la fin de ce long processus.

En structurant mieux l’offre et en préservant d’une meilleure façon la qualité des plages, ça va être gagnant-gagnant pour tout le monde, estime-t-il.

Un agent qui patrouillera sur le territoire pourra remettre des constats d'infraction aux contrevenants, tout comme la Sûreté du Québec (SQ).

Le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

La Ville veut quand même faire preuve d’une certaine souplesse.

L’infraction, c’est le dernier recours. Avant de sortir le carnet de tickets, on va proposer un plan B aux personnes qui voudraient s’essayer de s’installer, même si c’est bien affiché.

Une citation de :Daniel Côté, maire de Gaspé

Si elles ne veulent pas de plan B, ça va être le plan A qui va s’appliquer, donc la contravention, ajoute le maire Côté.

Rappelant que la moitié des plages gaspésiennes ont déjà un règlement similaire, M. Côté ne voudrait pas donner l’impression que Gaspé est le mauvais joueur. On devient comme la grande majorité des plages de la Gaspésie, précise-t-il.

La situation de l’année dernière a été largement médiatisée. Quand ça passe au Bye Bye et à Infoman, avec nos affiches assez grosses et nos campagnes de publicité, [si tu ne sais pas que c’est interdit], tu vis clairement sur une autre planète.

Une citation de :Daniel Côté, maire de Gaspé

La réglementation est peut-être un peu costaude pour certains, ajoute-t-il, mais on ne pouvait pas rester insensibles à ce qu’on a vécu en 2020.

La Ville demeure ouverte à des ajustements.

Le maire rappelle que Gaspé a travaillé pour aller chercher le meilleur consensus possible en consultant les résidents, les intervenants touristiques et les usagers des plages, notamment.

Bâtiments d'accueil et aire de jeux.

Accueil à la plage de Haldimand

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Il insiste aussi sur l'importance de s'entendre avec la nation de Gespeg. On envisage des possibilités de cogestion avec la nation mi’gmaw. On veut s’assurer que leurs droits sont respectés, dit-il.

Début mai, le chef Terry Shaw a rappelé que les plages de Gaspé se trouvent en partie sur un territoire non cédé et revendiqué par les Mi’gmaq. La nation de Gespeg avait annoncé qu'elle ne bloquerait pas l'octroi de ces baux, du moins pour cette année.

Les baux sont en vigueur pour un an avec possibilité de reconduction, selon Daniel Côté.

Un règlement justifié

Quelques personnes à la plage.

Certains estiment qu'il y a du travail à faire du côté de l'éducation et de la conscientisation pour en arriver à ce que ce milieu fragile soit protégé.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Une tournée rapide auprès de résidents et de personnes qui fréquentent la plage semble indiquer que le règlement est jugé justifié dans l’ensemble.

D’un côté, je trouve ça dommage, dit une résidente de Gaspé, parce qu’on en profitait de temps en temps, mais d’un autre côté, il y a une partie de moi qui est contente que la Ville ait fait quelque chose [pour arrêter ces débordements].

C’est dommage pour les locaux qui avaient l’habitude d'aller camper un soir depuis qu’ils sont tout jeunes, commente un autre.

Des personnes qui respectent l’environnement sont pénalisées pour une poignée d’ignorants, déplore un jeune homme.

D’autres, par contre, aimeraient que la Ville privilégie l’éducation plutôt que l’interdiction.

D'après le reportage de Marguerite Morin

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