•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des Réginois souhaitent pouvoir utiliser leur trottinette électrique

Une femme sur une trottinette électrique.

Le conseiller municipal Andrew Stevens affirme que la Ville est en train de réviser le règlement interdisant ce type de transport. (archives)

Photo : Radio-Canada / Louise Moquin

Radio-Canada

De nombreux Réginois considèrent comme désuet le règlement interdisant aux gens d’utiliser des trottinettes électriques et des gyropodes en public.

La semaine dernière, le Service de police de Regina a publié sur son compte Twitter que l’utilisation de ces petits véhicules était illégale dans les aires publiques.

Cette interdiction viendrait du fait que ces véhicules ne peuvent pas être enregistrés.

Toujours sur son compte Twitter, la police a rappelé qu’un règlement municipal interdit l’utilisation de véhicules non enregistrés sur les routes, les autoroutes ou les pistes cyclables, de même que dans les lieux publics tels que les parcs.

Le conseiller municipal du quartier 3, Andrew Stevens, se dit heureux que le gazouillis de la police de Regina ait entamé une discussion.

Il croit toutefois que l’information fournie a été mal interprétée par le public qui a pu y voir une interdiction envers tous les types de véhicules électriques.

Je pense qu’il s’agit simplement d’un règlement devenu désuet et qui doit certainement être révisé compte tenu du nombre de personnes cherchant différentes façons de se déplacer en ville, ajoute-t-il.

M. Stevens affirme que des discussions au niveau municipal au sujet de la révision du règlement et de son vocabulaire ont déjà eu lieu.

Il croit que la Ville devrait envisager d’autoriser l’utilisation de ces modes de transport sur les pistes cyclables, mais que leur usage sur les trottoirs serait plus difficile.

C’est quelque chose qui est sur notre radar depuis un certain temps, admet-il. Il est malheureux que certaines personnes aient vu cela comme une interdiction et une attaque contre ces modes de transport alternatifs.

M. Stevens rappelle également que la Société d'assurances de la Saskatchewan (SGI) a un rôle à jouer dans ce dossier. Selon lui, elle devrait adapter la législation provinciale qui empêche ces véhicules motorisés d’être sur les routes.

Un enfant sur un gyropode de marque Segway.

Michelle Grodecki se dit déçue de savoir que ses deux fils ne peuvent pas utiliser leur gyropode dans les parcs de la ville. (archives)

Photo : iStock

Un impact sur les jeunes

Michelle Grodecki, une habitante de Regina, affirme que ses fils ont travaillé très fort pour économiser de l’argent et se procurer deux gyropodes peu avant la pandémie.

Elle explique que ces acquisitions leur ont permis de s'amuser tout au long du confinement.

Ils amenaient leurs gyropodes au parc, juste à côté de notre maison, raconte Mme Grodecki.

Elle se dit maintenant déçue d'apprendre que ses fils n’ont pas le droit de se rendre au parc avec leurs amis pour utiliser leurs gyropodes.

C’est tout simplement dévastateur, dit la mère. Ils ont investi beaucoup d’argent pour se les procurer puis ils se font dire qu'ils n'ont pas le droit de les utiliser à cause d’un règlement désuet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !