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L’armée américaine prévoit un examen approfondi du plan du tunnel de la ligne 5 d'Enbridge

Une valve dans un complexe pétrochimique de Sarnia en Ontario.

Le Canada et la société Enbridge sont engagés dans un bras de fer avec l'État du Michigan pour maintenir en service la canalisation 5.

Photo : Radio-Canada / David Richard

Le corps des ingénieurs de l'armée américaine annonce qu'il procédera à un examen approfondi du projet d’Enbridge, ce qui pourrait considérablement retarder le projet. C'est un nouveau délai dans le dossier de l'expansion controversée de la canalisation numéro 5.

La société canadienne souhaite construire un tunnel sous une voie navigable des Grands Lacs dans le Michigan pour y faire passer le pipeline.

Enbridge envisage ainsi de fortifier le tronçon sous-marin de la ligne 5 en l'acheminant à travers un tunnel sous le lit du lac sous le détroit de Mackinac reliant le lac Huron et le lac Michigan. Cet emplacement représente une voie navigable de 6,4 km de long.

Le parcours de la canalisation 5 d'Enbridge qui traverse une partie du Michigan et  le détroit de Mackinac.

Le parcours de la canalisation 5 d'Enbridge qui traverse une partie du Michigan et le détroit de Mackinac.

Photo : Enbridge

Pour cela, des permis de plusieurs agences sont nécessaires. Tandis que le ministère de l'Environnement, des Grands Lacs et de l'Énergie du Michigan a déjà délivré un permis de 500 millions de dollars pour le tunnel, Enbridge doit également attendre l'approbation de l'armée américaine.

Selon le corps des ingénieurs de l'armée américaine, le projet nécessitera au moins une étude d'impact environnemental, qui implique une longue étude des plans et des alternatives potentielles.

Le corps des ingénieurs aurait toutefois pu faire le choix d’un processus plus rapide qui n’implique qu’un examen sur mesure des besoins et des objectifs du tunnel avant de rendre sa décision.

J'ai conclu qu’un examen complet était le plus approprié en raison du potentiel d'impacts sur l'environnement de ce projet, explique Jaime A. Pinkham, secrétaire adjoint par intérim de l'armée pour les travaux de génie civil.

Des milliers de commentaires, y compris de groupes autochtones, ont justifié l'approfondissement de l'enquête, selon lui.

Enbridge s'était initialement engagée à terminer le tunnel d'ici 2024, mais évalue le calendrier à la lumière de la décision du gouvernement, qui retardera la construction, confie le porte-parole Ryan Duffy.

Les opposants aux projets

La présidente de la communauté autochtone de Bay Mills, Whitney Gravelle, se dit satisfaite de voir que le corps des ingénieurs de l'armée américaine va entreprendre une analyse rigoureuse du projet.

La Première Nation a des droits de pêche garantis par traité dans les détroits. Whitney Gravelle est très préoccupée par le fait que le pipeline menace ce mode de vie.

Un plongeur inspecte la canalisation 5.

Un plongeur inspecte la canalisation 5 dans les eaux du détroit de Mackinac.

Photo : National Wildlife Federation

Pour David Holtz, de Oil and Water Don't Mix, une coalition anti-Ligne 5, le forage à travers les sols sous les détroits viole de nombreuses lois sur la protection de l'environnement.

Il est difficile d'imaginer comment le projet de tunnel d'Enbridge peut survivre à ce genre d'évaluation approfondie et indépendante qui va être entrepris, dit-il.

En plus du corps des ingénieurs de l'armée américaine, Enbridge attend également l'approbation de la commission des services publics du Michigan.

Avec les informations de Associated Press

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