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La députée Elizabeth Smith-McCrossin est expulsée du caucus conservateur

Elizabeth Smith-McCrossin parle à quelqu'un au téléphone.

Elizabeth Smith-McCrossin est expulsée du caucus progressiste-conservateur, mais elle compte rester députée de Cumberland-Nord au moins jusqu'aux prochaines élections (archives).

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse a expulsé de ses rangs la députée Elizabeth Smith-McCrossin, jeudi, parce qu’elle était au cœur du blocage de la Transcanadienne plus tôt cette semaine.

Le chef du parti, Tim Houston, annonce cette décision dans un communiqué publié jeudi, moins de 24 heures après avoir faiblement appuyé la députée.

M. Houston affirme qu’elle ne pourra pas se présenter non plus comme candidate progressiste-conservatrice lors de toute autre élection à l’avenir.

Tim Houston souligne qu'il s'est engagé auprès des électeurs de la province à faire la bonne chose à tout prix.

Tim Houston.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, estime qu'expulser du caucus la députée Elizabeth Smith-McCrossin était une bonne chose à faire (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC

Le Parti progressiste-conservateur, qui constitue l'opposition officielle, a connu des heures difficiles cette semaine.

Mardi après-midi, la députée de Cumberland-Nord, circonscription électorale voisine du Nouveau-Brunswick, a lancé un ultimatum au premier ministre Iain Rankin. Dans une vidéo diffusée sur Facebook, elle a déclaré que la Transcanadienne serait fermée jusqu’à ce que le premier ministre annule l’exigence d’isolement.

Le premier ministre Iain Rankin avait annoncé ce jour-là que les voyageurs arrivant du Nouveau-Brunswick devraient continuer de s’isoler durant une semaine à leur arrivée en Nouvelle-Écosse par précaution parce que cette province s’est ouverte à tous les Canadiens qui ont reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID-19.

Peu après l'ultimatum de la députée, des manifestants ont bloqué cette autoroute essentielle dans les deux sens pendant environ 24 heures. Certains d'entre eux véhiculaient des propos anti-vaccination.

Le blocage a entraîné la suspension des services médicaux au Centre de santé régional de Cumberland, à l'exception du service des urgences. La livraison de marchandises valant des millions de dollars a été retardée. De nombreux automobilistes et camionneurs ont été bloqués pendant des heures.

La Gendarmerie royale du Canada a mis fin au blocage mercredi soir.

Tim Houston a dit mercredi qu’il appuyait Mme Smith-McCrossin pour avoir exprimé les frustrations de ses électeurs et pour avoir défendu leurs préoccupations. Il a toutefois précisé qu’il désapprouvait le blocage de la Transcanadienne. Quant à l’ultimatum lancé par la députée, M. Houston a dit comprendre qu’elle annonçait simplement ce qui allait se produire.

Des policiers forment un rang devant des dizaines de manifestants.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De nombreux policiers ont dispersé les manifestants qui bloquaient l'autoroute entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Dans son communiqué publié jeudi, Tim Houston dit avoir l’appui de son caucus au complet pour expulser la députée.

Il affirme lui avoir donné l’occasion d’expliquer ses gestes et ses efforts cherchant à les dissimuler au caucus. Malheureusement, ajoute-t-il, Mme Smith-McCrossin a refusé de reconnaître toute faute et de présenter publiquement des excuses.

Elizabeth Smith-McCrossin a déclaré mercredi que l’odieux du blocage devait être attribué au premier ministre et elle a refusé de reconnaître qu’elle avait joué un rôle dans cette affaire. Elle a aussi dit qu’elle avait l’appui de Tim Houston pour le blocage, ce qui était faux, selon ce dernier.

La députée Smith-McCrossin se défend

Dans une déclaration publiée sur Facebook, Elizabeth Smith-McCrossin affirme que M. Houston lui avait aussi demandé de cesser d’exprimer ses préoccupations au sujet du premier ministre Rankin et de son gouvernement.

Elizabeth Smith-McCrossin souligne qu’elle ne va jamais présenter d’excuses pour avoir fait son travail de représentation de ses électeurs.

Elle dit que M. Houston a le droit de changer d’avis à son sujet, mais que sa propre conscience lui interdit de sacrifier son devoir envers ses électeurs pour cette raison.

Des manifestants sur la route.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La manifestation sur la Transcanadienne a commencé mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Mme Smith-McCrossin ajoute qu’elle est triste de ne plus faire partie du caucus progressiste-conservateur, dont elle appuie toujours les valeurs.

Elle dit croire qu’il y a toujours une place pour des femmes fortes en politique, mais qu'elle compte réfléchir à son avenir en politique en consultant sa famille, ses électeurs et ses partisans. Elle entend demeurer députée de Cumberland-Nord jusqu’aux prochaines élections.

Iain Rankin, pour sa part, a qualifié d’irresponsable les gestes de Mme Smith-McCrossin et demandé à tous les députés d’appuyer plutôt les recommandations de la santé publique. Selon lui, le blocage de la Transcanadienne visait à saper les mesures destinées à protéger la province de la COVID-19. Il accusait les progressistes-conservateurs d’avoir organisé cela en partie.

Avec des renseignements de Michael Gorman, de CBC

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