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751 tombes anonymes découvertes sur le site de l’ancien pensionnat de Marieval

Des tombes dans un cimetière. (archives)

La Première Nation de Cowessess a annoncé mercredi que ses recherches ont mené à la découverte de centaines de tombes non marquées près de l'ancien pensionnat de Marieval. (archives)

Photo : Radio-Canada

Joseph Elfassi

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) estime avoir trouvé 751 tombes lors d'une fouille du site du pensionnat pour Autochtones de Marieval.

En collaboration avec la Polytechnique de la Saskatchewan, la FSIN a inspecté plus de 44 000 mètres carrés sur le territoire de l’ancien pensionnat. Le site du pensionnat était géré par l'Église catholique jusque dans les années 1970.

Le radar utilisé a détecté 751 points de réaction qui laissent présager la présence de restes humains enterrés. La majorité des tombes trouvées seraient celles d'enfants, mais il y en aurait aussi d'adultes. Il s'agirait de la plus importante découverte du genre au Canada.

Nous ne pouvons pas savoir si chaque réaction correspond à un corps, mais nous avons détecté 751 sites d’un mètre carré, précise le chef de la Première Nation de Cowessess, Cadmus Delorme.

Un ciel nuageux, un terrain avec les marqueurs indiquant l'emplacement des corps, sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval.

De petits drapeaux indiquent chaque point de réaction par le radar près du site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval.

Photo : Gracieuseté de la Première Nation de Cowessess

La FSIN affirme qu’elle anticipe une marge d’erreur de 10 %, et qu’il s’agit d’une première étape dans la fouille.

Nous ne voulons pas grossir les chiffres artificiellement. Je préfère dire qu'il y a plus de 600 personnes qui sont ensevelies, explique Cadmus Delorme.

Dans les prochaines semaines, chacun des sites sera sondé, et nous aurons des chiffres plus précis.

Une citation de :Cadmus Delorme, chef de la Première Nation de Cowessess
Des membres de la Première Nation de Cowessess effectuent une fouille radar sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, en Saskatchewan.

Des membres de la Première Nation de Cowessess effectuent une fouille radar sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval, en Saskatchewan.

Photo : Gracieuseté de la Première Nation de Cowessess

Le pape doit présenter des excuses

Les demandes pour que le souverain pontife s’excuse officiellement se sont répétées au cours de la journée de jeudi.

Une position partagée par Krysta Alexson, une Autochtone habitant à Prince Albert. Selon elle, ces excuses doivent venir du niveau le plus haut possible de l'Église catholique.

Krysta Alexson, une femme autochtone qui vit à Prince Albert, sourit.

Lors de la conférence de presse présentée par la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan, Cadmus Delorme a affirmé que l’Église devait présenter des excuses auprès des peuples autochtones.

Nous devons décoloniser la bureaucratie pour avoir davantage d'autonomie pour les Premières Nations. Nous sommes assez intelligents pour faire les choses par nous-mêmes.

Le chef a également souligné le besoin d’autonomie des Premières Nations dans la gestion de leurs dossiers.

Correctif

Une version précédente de ce texte indiquait que le pensionnat pour Autochtones de Marieval était géré par l'Église jusqu'au milieu des années 90, alors qu'il s'agit des années 70.

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats autochtones : 1-866-925-4419

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