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Tombes et pensionnats autochtones : « c'est la pointe de l'iceberg »

Un homme en deuil assis près de chaussures symbolisant des enfants autochtones disparus.

Les tombes d'enfants autochtones découvertes à Kamloops et maintenant en Saskatchewan pourraient n'être que le début d'une longue série, selon le grand chef de Wendake.

Photo : ben nelms/cbc

La découverte de nouvelles tombes d'enfants autochtones sur le site d'un ancien pensionnat de la Saskatchewan choque profondément la nation huronne-wendat, près de Québec. « On pense que c'est la pointe de l'iceberg et on dirait que ça veut se confirmer », s'inquiète le grand chef Rémy Vincent.

Moins d'un mois après la mise au jour des restes de 215 enfants autochtones sur le site d'un pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, la Première Nation de Cowessess, en Saskatchewan, a découvert des centaines de tombes non marquées à la suite d'une fouille près de l'ancien pensionnat de Marieval.

D'un océan à l'autre, les différentes communautés autochtones partagent la même douleur : celle de la disparition de milliers d'enfants, arrachés à leurs familles et dont le sort est maintenant en partie révélé. J'ai trouvé ça affreux. C'est absolument désolant, a réagi jeudi Rémy Vincent, grand chef de la nation huronne-wendat.

À son avis, plus il y aura de fouilles, plus les découvertes similaires vont se multiplier.

C'est dur de constater ça ce matin, mais c'est la réalité, la triste réalité.

Une citation de :Rémi Vincent, grand chef de la nation huronne-wendat

En ces temps difficiles, Wendake a offert tout le soutien nécessaire à [ses] frères et [ses] sœurs des Premières Nations touchées par les récents événements.

Et le Québec?

En ce qui concerne les Inuit et les Premières Nations du Québec, le grand chef Rémy Vincent ne serait pas étonné que des découvertes semblables soient faites si des fouilles avaient lieu sur les terrains d'anciens pensionnats.

Pour sa propre nation, toutefois, il estime que les risques sont moins grands, puisque les enfants hurons-wendat étaient davantage envoyés vers des écoles de jour, sans toutefois être séparés de leurs familles. Je ne vous dis pas qu'il n'y a pas eu de sévices, il y en a eu. Mais trouver ce type de charnier là, je ne penserais pas, a-t-il précisé.

Reste maintenant à savoir quelles nations décideront de lancer des fouilles dans la foulée des récents développements. Je pense que les gens vont bien y réfléchir, selon le chef huron-wendat, qui rappelle que cette décision appartient à chaque communauté.

Quant au gouvernement du Québec, Rémy Vincent croit qu'il est déjà passé à l'action en laissant les communautés décider de ce qu'elles veulent faire.

Avec la collaboration d'Édith Hammond

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