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Le N.-B. a évité de justesse une très grave infestation de sa forêt, selon un expert

Une tordeuse des bourgeons de l'épinette sous sa forme larvaire.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette cause des dommages aux arbres lorsqu’elle est sous sa forme larvaire (chenille).

Photo : Christian Bélisle, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Radio-Canada

L’utilisation rapide et stratégique d’un insecticide biologique a épargné la forêt néo-brunswickoise d’infestations de la tordeuse du bourgeon de l’épinette, selon un expert du Service canadien des forêts.

Selon l’écologiste des insectes Rob Johns, la province redoutait en 2016 une infestation similaire à celle qui a dévasté les forêts dans les années 70.

Rob Johns témoignait au deuxième jour des audiences sur l’utilisation des pesticides qui se déroulent jusqu’à vendredi à Fredericton.

Il pense que l’utilisation rapide de l’insecticide BTK (Bacillus thuringiensis ssp. kustaki) a permis de limiter les dégâts.

Il explique que son organisme a utilisé le produit tôt, de façon ciblée, en limitant le spectre de l'épandage aux secteurs jugés les plus à risque.

Avec cette stratégie, nous n’avons pas vu de mortalité d’arbres et très peu de défoliations, explique-t-il.

Une forêt de conifères décimée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Vue aérienne des dommages causés par la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Québec.

Photo : Christian Bélisle, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Selon lui, le produit BTK ne pose pas de risque pour la santé des humains et est même approuvé pour une utilisation dans l’agriculture biologique.

Le député libéral Jacques LeBlanc, qui siège au comité, l’a questionné sur l’impact de l’insecticide sur des humains.

Zéro effet, répond le spécialiste. Tous les tests qui ont été faits sur le BTK indiquent qu’il n’y a pas de préoccupations, peu importe le niveau de BTK utilisé. Il n’y a pas de toxicité... ces insecticides sont sécuritaires, les besoins [pour les utiliser] sont minimaux et ils sont généralement bien acceptés.

Le ministre des Ressources naturelles Mike Holland a remercié Rob John et le Service canadien des forêts pour leur succès afin d’éviter une importante infestation.

L’Union nationale des fermiers demande l’élimination du glyphosate

La directrice générale de l’Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick, Suzanne Fournier, a aussi offert un témoignage devant le comité mercredi.

Pulvérisation d'herbicide dans un champ de plantes de couverture, au Québec.

Le glyphosate est utilisé comme herbicide en agriculture.

Photo : Radio-Canada

Son organisme demande la fin de l’épandage de glyphosate sur les forêts de la province et une élimination progressive de l’utilisation des pesticides chimiques dans l’agriculture.

Elle voudrait aussi que la province se penche sur l'effet de l’utilisation des produits chimiques sur la santé de la population.

Mme Fournier explique que son organisme soutient l’utilisation de techniques de rechange pour le contrôle des insectes et des maladies, notamment la rotation des cultures, l’utilisation de couvertures sur les champs et les choix stratégiques des cultures en fonction des régions.

La députée de l’Alliance des gens, Michelle Conroy, lui a demandé si elle croyait que les agriculteurs perdraient des profits s’ils abandonnaient l’utilisation de produits chimiques. Mme Fournier a indiqué que les agriculteurs devaient dépenser de l’argent pour en acheter et que l’utilisation continue d’herbicides et de pesticides chimiques pourrait, à long terme, détruire l’industrie.

D'après un reportage de Marie Sutherland de CBC

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