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Le syndicat des infirmières critique les coûts du recours au privé à Summerside

La façade de l'hôpital.

L'Hôpital du comté de Prince, à Summerside, est le deuxième en importance à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC/Ken Linton

Radio-Canada

Le syndicat des infirmières de l'Île-du-Prince-Édouard soulève des préoccupations au sujet des coûts de l’emploi d’une agence privée pour des quarts de travail à l’Hôpital du comté de Prince, à Summerside.

La présidente du syndicat, Barbara Brookins, s’est adressée mercredi aux membres du comité permanent de l’Assemblée législative sur la santé et le développement social. Elle leur a dit que les services de l’entreprise Carecor ont été retenus en février pour prendre des quarts de travail en matière de soins infirmiers dans cet hôpital.

Mme Brookins dit croire que Carecor emploie des infirmières immatriculées ainsi que des infirmières occasionnelles. Plutôt que de payer des heures supplémentaires à des infirmières occasionnelles, la régie provinciale de la santé paie Carecor 100 $ l'heure pour employer les siennes, dit-elle en ajoutant qu’il s’agit d’une dépense folle pour l’employeur.

Selon Barbara Brookins, des infirmières travaillant chez Carecor ont dit au syndicat qu’elles gagnent 68 $ l’heure. Elle dit que le secteur public paie environ 60 $ les heures supplémentaires effectuées par ses infirmières occasionnelles.

La porte-parole de l’opposition en matière de santé, Michele Beaton, qui est membre du comité, a réagi en disant que cela lui semble insensé.

Mme Beaton se demande pourquoi des quarts de travail sont confiés à une entreprise privée alors que ces mêmes infirmières auraient peut-être accepté de travailler pour la régie de santé si cette dernière leur avait offert de les rémunérer au taux des heures supplémentaires. La députée estime qu’il est irrespectueux d’avoir favorisé une entreprise privée.

Difficile de remplir des quarts de travail

Dans une déclaration écrite, Santé Î.-P.-É. confirme qu’une agence ou des infirmières itinérantes sont employées pour remplir des quarts de travail qu’elle n’arrivait pas à remplir autrement.

La régie a indiqué en mai que 40 % des postes en soins infirmiers au service des urgences de l’hôpital seraient vacants de juin à septembre, et que 160 quarts de travail devaient être remplis durant cette période. À ce moment, la régie a dit qu’elle suspendait son plan d’employer des travailleurs paramédicaux pour remplir certains de ces quarts de travail.

Une infirmière manipule un appareil médical dans un hôpital.

Le système de santé de l'Île-du-Prince-Édouard connaît une pénurie d'infirmières (archives).

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Santé Î.-P.-É. affirme que la mesure a fait l’objet de discussions et a été réglée avec le conseil syndical précédant des infirmières comme étant nécessaire pour maintenir les services tout en accordant des vacances aux infirmières.

Des infirmières de la régie de santé prennent congé pour travailler chez des agences en tant qu’infirmières itinérantes, mais Santé Î.-P.-É. affirme que dans le cas présent l’agence emploie des infirmières provenant de l’extérieur de la province ou qui ne font pas partie de son personnel.

Une pénurie d’infirmières éprouvante pour le système de santé

Barbara Brookins a dit aux députés que des infirmières sont appelées à travailler pendant 24 heures consécutives lorsqu’elles terminent un quart de travail de 12 heures et qu’il n’y a personne pour remplir le quart suivant.

Selon elle, des quarts de travail au service de médecine générale de l’hôpital de Summerside sont réduits au personnel infirmier minimal, avec deux infirmières immatriculées plutôt que cinq, et qu’il n’y a aucune solution de rechange si l’une doit prendre un congé de maladie.

En raison de la pression exercée sur les infirmières de ce service, plusieurs d’entre elles partent et de nombreux postes restent vacants.

Le syndicat a présenté plusieurs recommandations au comité permanent pour améliorer la situation, dont les suivantes:

  • que la province augmente le nombre de places dans le programme de soins infirmiers à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard pour former plus d’infirmières;
  • que des postes d’infirmières occasionnelles soient transformés en postes permanents;
  • que la province offre des mesures incitatives pour appuyer la rétention des infirmières en attendant une stabilité du personnel infirmier.

Avec les informations de CBC

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