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Frontières : Fredericton et Halifax discutent d’une possible solution

Autoroute et voiture de la GRC.

La circulation est fluide jeudi entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, mais la GRC continue de surveiller la région.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont discuté d’une possible solution au mécontentement entraîné par leur plan respectif de déconfinement.

Les premiers ministres des quatre provinces de l’Atlantique ont discuté de la situation par téléphone, tard mercredi après-midi, tandis que des manifestants bloquaient la Transcanadienne à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

Les manifestants dénonçaient les nouvelles mesures d’isolement imposées par la Nouvelle-Écosse aux voyageurs qui arrivent du Nouveau-Brunswick. La Nouvelle-Écosse a pris cette décision pour protéger ses citoyens parce que le Nouveau-Brunswick a ouvert ses frontières à tous les Canadiens qui ont reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID-19.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, dit qu’il a proposé de transmettre à la Nouvelle-Écosse les renseignements recueillis auprès des voyageurs de l’extérieur de l’Atlantique et qui entrent dans sa province, dont leur nom et leur preuve de vaccination.

La Nouvelle-Écosse, explique M. Higgs, pourrait alors déterminer si ces voyageurs doivent s’isoler en entrant dans son territoire ou subir un test de dépistage ou se plier à d’autres mesures sanitaires.

Une longue file de camions sur l'autoroute.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le blocage de la Transcanadienne en Nouvelle-Écosse a immobilisé des centaines de camions, entre autres véhicules.

Photo : Gracieuseté/Justin MacCallum

De cette façon, selon Blaine Higgs, la Nouvelle-Écosse pourrait décider comment recevoir les voyageurs du reste du Canada tandis que les provinces de l’Atlantique permettraient la libre circulation des voyageurs entre elles.

Blaine Higgs précise que sa province a fait faire demi-tour à 62 véhicules à sa frontière, mardi, parce que leurs occupants ne satisfaisaient pas les exigences sanitaires. Cela comprenait, selon lui, des voyageurs qui comptaient se rendre dans l’une ou l’autre des trois autres provinces de l’Atlantique et qui ne satisfaisaient pas les exigences de ces provinces.

La Nouvelle-Écosse réfléchit

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, affirme qu’il réfléchit à la proposition du Nouveau-Brunswick tout en consultant l’équipe provinciale de la santé publique. Il s’agit de juger si cette proposition est suffisante pour permettre aux voyageurs arrivant du Nouveau-Brunswick d'entrer en Nouvelle-Écosse sans avoir à s’isoler.

M. Rankin souligne que le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, Robert Strang, a aussi participé à la conférence téléphonique et entendu la proposition du Nouveau-Brunswick.

Des manifestants sur toute la largeur de la route.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De nombreux manifestants ont bloqué l'autoroute, mardi vers 19 h 30, à la hauteur de Thompson Station, environ à mi-chemin entre la frontière néo-brunswickoise et la ville de Truro en Nouvelle-Écosse. La manifestation s'est déplacée à la frontière le lendemain.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Iain Rankin affirme que ce sont des éléments positifs sur lesquels se penchent le Dr Strang et l’équipe de la santé publique.

Mais le premier ministre Rankin ne précise pas si cette réflexion pourrait prendre quelques heures ou quelques jours.

L’Île-du-Prince-Édouard souhaite une solution

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, affirme que le blocage de la frontière entre les deux autres provinces maritimes était troublant et très malheureux.

Il dit que la conférence téléphonique de mercredi était l’une des plus intéressantes qu’il ait connues.

Dennis King explique que chaque province a son propre plan de déconfinement. Il souhaite pour sa part une approche régionale qui faciliterait les choses pour tous les résidents de l’Atlantique. Ce serait l’idéal, souligne-t-il. M. King a toujours l’espoir que cela se produise, mais qu’il y a beaucoup plus de défis cette année que l’an dernier.

Il estime que le blocage de la Transcanadienne a coûté des millions de dollars.

Avec les renseignements de CBC

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