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Soeur Judi Morin, Sœur Marie Zarowny, Dan Muzyka du Musée royal et Sœur Joyce Harris.

Les Sœurs St-Anne et le Musée royal de la Colombie-Britannique ont signé une entente de protocole pour permettre un accès aux archives de la congrégation.

Photo : Shane Lighter / Musée royal de la Colombie-Britannique

La congrégation des Sœurs St-Anne et le Musée royal de la Colombie-Britannique ont signé un protocole d’entente qui permettra l’accès aux archives de la congrégation, répondant ainsi aux multiples appels à cet effet depuis la macabre découverte de Kamloops.

Le protocole d’entente permettra l’accès aux archives concernant les pensionnats pour Autochtones qui sont actuellement détenues par les Sœurs de Sainte-Anne, mais qui sont entreposées dans les locaux des Archives provinciales, au Musée royal de la province.

La congrégation religieuse s’occupait de quatre pensionnats pour Autochtones en Colombie-Britannique, dont le pensionnat de Kamloops, en collaboration avec les Oblats de Marie Immaculé entre 1890 et 1969.

C’est une chance pour nous de faire une révision des copies qui ont été faites par le passé, de voir s’il manque des archives dans la collection et de numériser des documents originaux pour avoir une numérisation de haute qualité, explique la directrice par intérim des Archives du musée, Genevieve Weber.

Ces archives demeurent la propriété des Sœurs Sainte-Anne, une institution privée, mais le protocole d’entente permettra à l’un des employés des Archives de la province ainsi qu’à un employé d’un tiers parti de les consulter.

Lorsque le protocole d’entente prendra effet, le 1er juillet, le Musée royal pourra partager les archives des Sœurs Sainte-Anne avec le Centre d’histoire et de dialogue sur les pensionnats autochtones de l’Université de la Colombie-Britannique (IRSHDC).

Avec le Centre national de vérité et réconciliation, le IRSHDC et le Musée royal détermineront ensuite la marche à suivre pour permettre aux Premières Nations d’accéder à ces archives et de décider ce qui peut être rendu public ou non.

Nous commencerons avec la nation Tk’emlúps te Secwe̓pemc en raison de l’urgence survenue après la découverte à Kamloops, illustre Genevieve Weber qui ajoute que l’intention est de contacter toutes les nations autochtones qui seront concernées par ces documents.

De la correspondance entre la congrégation religieuse et le département des Affaires autochtones, des cartes et des plans ainsi que plusieurs photographies pourraient se trouver dans ces archives, avance Genevieve Weber.

Ces archives peuvent être cruciales pour comprendre ce qui s’est passé dans ces écoles.

Une citation de :Genevieve Werber, directrice par intérim, Archives du Musée royal de la C.-B.

C’est très important pour nous de collaborer, de toutes les manières possibles à la transparence et à l’accessibilité, et à participer à des activités qui peuvent mener à la guérison et à la réconciliation, écrit la présidente de la congrégation religieuse, sœur Marie Zarowny.

Ce protocole d’entente demeurera en place jusqu’à ce que la révision des archives soit complétée et que ces dernières soient transférées au Musée royal de la Colombie-Britannique. Le transfert, devant se faire en 2027, a d'ailleurs été devancé à 2025.

Bannière-image du dossier.

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