•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nucléaire iranien : poursuite des négociations avant l'arrivée du nouveau président

Le négociateur iranien face aux micros, quelques instants avant le début de son point de presse.

Abbas Araqchi, chef des négociateurs iraniens sur la question du nucléaire.

Photo : AFP / ALEX HALADA

Radio-Canada

Les négociateurs iraniens, américains et les intermédiaires européens arriveront-ils à un accord pour ressusciter l’accord sur le nucléaire iranien avant l’entrée en fonction du président élu Ebrahim Raïssi?

C’est la question qui taraude les observateurs et les chancelleries après sept cycles de pourparlers à Vienne entre les parties de l’accord.

Les informations distillées autour de ces négociations par les participants sont imprécises et parfois contradictoires.

La partie iranienne a indiqué mardi que Washington a accepté de lever toutes les sanctions touchant les secteurs de l’énergie, des assurances et du transport ainsi que la suppression de plusieurs noms de la liste des sanctions.

Selon les déclarations d’Ahmed Ouaizi, le chef de cabinet du président iranien Hassan Rohani, 1040 sanctions seront levées et un accord a été trouvé pour lever certaines sanctions contre des personnes et des membres du cercle du Guide de la révolution [l'ayatollah Ali Khamanei, NDLR].

Auparavant, le conseiller à la sécurité intérieure à la Maison-Blanche a indiqué pour sa part qu’il reste un long chemin à parcourir au sujet des sanctions et des engagements iraniens.

De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères a jugé mercredi possible de conclure dans un avenir prévisible un accord sur le nucléaire iranien.

Nous avançons pas à pas dans chaque cycle de négociations et nous partons du principe que, dans le contexte de l'élection présidentielle [iranienne], il y a de bonnes possibilités de les conclure dans un avenir prévisible, a déclaré Heiko Maas lors d'une conférence de presse commune à Berlin avec le secrétaire d'État américain, Antony Blinken.

Trois jours après sa victoire à l’élection présidentielle, Ebrahim Raïssi a déclaré lundi lors de sa première conférence de presse qu'il n'autoriserait pas des négociations pour le plaisir sur le dossier nucléaire.

Mais toutes négociations garantissant les intérêts nationaux de l'Iran seront certainement soutenues, a-t-il ajouté.

Le président élu entrera en fonction en août.

L'Iran veut des garanties

Une des difficultés des pourparlers en cours semble être la garantie qu’aucun signataire d’un éventuel accord ne puisse s’en retirer.

L’agence Bloomberg avait évoqué cette question ces dernières semaines en encourageant l’administration de Joe Biden à signer un traité plutôt qu’un accord.

Selon l’agence américaine, l’absence d’une acceptation du Congrès à l’accord [signé en 2015 par l’administration de Barack Obama, NDLR] a permis à Donald Trump de se retirer de l’accord facilement.

Selon des fuites dans les médias, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, aurait dit qu’il avait été naïf de penser que l’accord puisse être pérenne sans l’accord du Congrès.

Nous avons besoin de garanties qui nous donnent l'assurance qu'une reprise des sanctions et un retrait du traité ne se reproduisent plus, a déclaré le négociateur iranien Abbas Araghchi à la télévision iranienne.

Mais la difficulté de transformer l’accord en traité semble relever de la politique intérieure américaine. La faible majorité démocrate au Sénat rend ce scénario quasiment impossible.

Les discussions actuelles à Vienne visent à trouver une entente pour un allègement des sanctions occidentales et onusiennes en échange de l’engagement de l’Iran de réduire drastiquement son programme nucléaire, et le placer sous le contrôle de l'ONU. Ce qui était le cas avec le premier accord signé en 2015.

L'ex-président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord en imposant une multitude de sanctions contre l’Iran.

En riposte, l'Iran a abandonné une partie des garde-fous à ses activités nucléaires contenus dans l’accord.

Sabotage

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé mercredi avoir déjoué une opération de sabotage contre l'un des bâtiments de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

Mercredi matin, une opération de sabotage contre l'un des bâtiments de l'[OIEA] a échoué, a indiqué la télévision d’État précisant que l'action [de sabotage] a été neutralisée avant qu'elle ait pu endommager le bâtiment sans donner d’autres précisions.

L'Iran a accusé ou soupçonné Israël à plusieurs reprises d'avoir saboté certaines de ses installations d'enrichissement d'uranium.

Téhéran avait notamment attribué aux services secrets israéliens le sabotage en avril de son usine d'enrichissement d'uranium de Natanz ainsi que l'assassinat du responsable du programme iranien Mohsen Fakhizadeh près de Téhéran en novembre 2020.

Avec les informations de Agence France-Presse, Al Khabar, et Bloomberg

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !