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Les Maisons des aînés auront des places pour les jeunes en situation de handicap

La ministre Blais sur le chantier d'une maison des aînés.

Pour la ministre Marguerite Blais, les Maisons des aînés sont une question de dignité et non d'argent.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Le quart des places en Maison des aînés sont réservées à de jeunes adultes en situation de handicap, qui seront regroupés dans des unités appelées Maisons alternatives au lieu d'être mêlés avec des aînés. Un projet important pour la ministre Marguerite Blais, qui promet toujours de livrer plus de 2600 places en 2022 malgré l'augmentation des coûts de construction.

Les personnes en situation de handicap demandent depuis longtemps qu'on leur offre des places mieux adaptées que les CHSLD. Vivre avec une majorité d'aînés souvent aux prises avec un déclin cognitif présente des défis.

Robert Tremblay, un quinquagénaire paraplégique qui vit au CHSLD Notre-Dame-de-la-Merci à Montréal, ne veut pas déménager dans les futures Maisons Alternatives. Mais il comprend que certains résidents plus jeunes trouvent difficile de côtoyer des personnes en déclin cognitif.

C'est intéressant, parce que tu vas pouvoir faire des activités avec des gens de ton âge qui ont le même problème que toi, fait-il remarquer.

Pour la ministre des Aînés, Marguerite Blais, il faut considérer le fait que les aînés n'ont pas les mêmes besoins que les plus jeunes.

À 40 ans, tu n'as pas les mêmes loisirs qu'une personne de 80. T'as pas nécessairement le goût de jouer au bingo, souligne Mme Blais.

Les futures Maisons alternatives seront mieux adaptées aux besoins des plus jeunes. On y retrouvera des douches qui seront plus larges pour les fauteuils roulants et un accès plus facile à Internet ou à la domotique. L'heure des repas va aussi être ajustée aux besoins de résidents plus jeunes qui se lèvent souvent plus tard. Et la composition du personnel affecté aux Maisons alternatives ne sera pas la même qu’en Maison des aînés.

La nature des interventions n’est pas la même. Ces gens-là ont besoin d’intervention ciblée pour leur projet de vie. Les jeunes personnes handicapées ont des projets de vie. Donc il y aura des éducateurs et des psychoéducateurs, souligne Sylvie Moreau, directrice soutien et autonomie des personnes âgées au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Des coûts croissants

Entrée du chantier de la Maison des aînés.

Une Maison des aînés de 120 places sera construite sur ce chantier à Sherbrooke; 36 places dans trois petites maisons seront réservées à des jeunes en situation de handicap ou qui ont un trouble du spectre de l'autisme.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Malgré la hausse des coûts constatée depuis trois ans, le gouvernement caquiste n'a pas l'intention de ralentir la construction des Maisons des aînés et des Maisons alternatives pour personnes vivant avec un handicap. Qu'on cesse de parler d'argent et qu'on parle de dignité des personnes. On ne construit pas pour 10 ans. On construit pour 100 ans!, dit Marguerite Blais.

La hausse des coûts découle en partie de la pénurie de main-d'œuvre et de la hausse des coûts des matériaux. Mais la pandémie a aussi forcé des ajustements au niveau sanitaire.

Avec la pandémie, c'est 100 millions de plus, parce qu'on ajoute des matériaux. Des lavabos par exemple ou une plus grande salle de toilette pour les employés, explique Mme Blais.

En tout, 17 chantiers de Maisons des Aînés et de Maisons alternatives sont déjà lancés, 12 autres devraient l'être d'ici la fin de l'année. Le gouvernement envisage aussi de rénover ou de reconstruire 23 CHSLD qui sont vétustes.

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