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Un 4e décès dû à la COVID-19 vient endeuiller le Yukon

Brendan Hanley en conférence de presse.

Alors qu'un quatrième décès a été répertorié, le médecin hygiéniste en chef du Yukon, Brendan Hanley, rappelle que la COVID-19 sera toujours présente au territoire dans les années à venir.

Photo : gouvernement du Yukon

Radio-Canada

Mercredi, les autorités sanitaires du Yukon ont annoncé qu’une quatrième personne est décédée de la COVID-19. Elles ont aussi fait savoir que désormais, l'éclosion de COVID-19 qui sévit au territoire touche pratiquement toutes ses collectivités.

Dans son bilan de mercredi, le territoire a fait état de quatre nouveaux cas pour un total de 103 cas actifs et de 224 cas depuis le début de la pandémie.

Depuis 14 jours, les autorités sanitaires du Yukon ont recensé plus de cas d'infections au SRAS-CoV-2 qu’au cours des 14 mois précédents.

Cinq personnes sont actuellement hospitalisées dans une unité de soins intensifs à l’extérieur du territoire en raison de la COVID-19. La plupart des cas d’infection sont dus au variant Gamma, et 85 % des malades n’étaient pas vaccinés.

Les autorités sanitaires précisent que plusieurs cas considérés comme étant guéris ont été reclassés actifs, car les personnes concernées avaient des symptômes persistants.

Le médecin hygiéniste en chef du territoire, Brendan Hanley, a souligné qu'il faut s’attendre à une augmentation du nombre de cas au cours des prochains jours.

Je crois que nous avons passé le bond initial en lien avec les rassemblements [...] nous verrons plus de cas à mesure que de la transmission ou de petites éclosions surviennent.

Une citation de :Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon

La source de cette éclosion, la plus importante depuis le début de la pandémie, n’est toujours pas connue des autorités. Ces dernières présument qu’il s’agit probablement du retour d’un voyageur, soit le même type de source que pour toutes les éclosions au territoire depuis le début de la pandémie.

Le Yukon vit présentement la transition difficile de la pandémie vers l’endémie, dit le Dr Hanley, qui rappelle que la COVID-19 sera toujours présente.

La chef de la Première Nation Kwanlin Dün, Doris Bill, a pour sa part ajouté qu’il était d’autant plus nécessaire pour les Yukonnais de faire front commun pour combattre la maladie en respectant à la lettre les règles sanitaires et en allant se faire vacciner.

Les trois représentants derrière des tables recouvertes de bannières promotionnelles du Yukon.

Le premier ministre Sandy Silver, la chef de la Première Nation Kwanlin Dün, Doris Bill, et le médecin hygiéniste en chef, Brendan Hanley, pressent les Yukonnais de se faire vacciner.

Photo : gouvernement du Yukon

Vaccination en hausse de popularité

Le Dr Brendan Hanley a admis que l’éclosion actuelle avait engendré une augmentation du nombre de personnes à la clinique de vaccination, à Whitehorse, comme dans les communautés rurales, pour l’obtention d’une première dose.

C’est vrai qu’il y a une croissance assez importante de l’ordre de 900 Yukonnais la semaine passée qui ont obtenu une dose de vaccin [...] pas seulement pour la deuxième dose, mais pour la première. C’est peut-être la motivation dont quelques personnes avaient besoin.

Une citation de :Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon

Bien que le Yukon ait été un exemple au Canada pour son haut taux de vaccination, visiblement, ce taux n’était pas suffisant pour empêcher le virus de faire des ravages, selon le Dr Hanley.

En date de mercredi, 82 % des Yukonnais de plus de 18 ans ont obtenu une première dose du vaccin, et 74 %, une deuxième dose.

Pas de nouvelles restrictions en vue

Malgré la situation, les autorités ne prévoient pas de resserrer les mesures sanitaires, notamment dans les camps de vacances pour enfants.

Un travail accru de soutien sera toutefois offert aux moniteurs de camps pour qu’ils puissent évaluer l’état de santé des enfants tous les matins.

Avec l’observation stricte des protocoles, l'exploitation des camps peut aller de l’avant, et les enfants pourront profiter de leurs bienfaits, affirme Brandan Hanley.

Il admet toutefois que toute approche comporte toujours un certain facteur de risque, mais que des mesures trop restreintes présentent également de grands risques. Il mentionne notamment les problèmes de santé mentale et de consommation d'opioïdes depuis le début de la pandémie.

Est-ce que [la situation] me pèse? Oui, c’est vrai, a reconnu Brendan Hanley.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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