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Départ des omnipraticiens : des élus prônent une valorisation de la profession

Un médecin d'un certain âge signe un document.

En trois ans, le nombre de personnes en lice pour obtenir un médecin de famille est passé de 41 870 à 87 179 dans la Capitale-Nationale.

Photo : iStock / Squaredpixels

Préoccupés par le nombre croissant de patients inscrits sur la liste d’attente pour avoir accès à un médecin de famille dans la région de Québec, des élus demandent à ce qu’on valorise davantage la profession.

Mardi, Radio-Canada rapportait que le nombre de patients inscrits sur la liste d'attente pour avoir accès à un médecin de famille a plus que doublé en trois ans.

Pour le député de Jean-Lesage Sol Zanetti, la situation n’est pas du tout surprenante, bien que préoccupante. Le milieu nous le disait, les médecins de famille nous disaient qu’avec le nombre qui va prendre leur retraite, ça va faire mal à Québec .

Le député solidaire Sol Zanetti

Le député Sol Zanetti croit que la médecine familiale n'est plus suffisamment attrayante pour les étudiants.

Photo : Radio-Canada

Est-ce qu'il faut considérer l'augmentation du nombre d'étudiants en médecine familiale? L’augmentation du nombre de postes aussi, le nombre de médecins qui peuvent être recrutés dans la Capitale-Nationale, propose la porte-parole libérale en matière de santé, Marie Montpetit.

Toutefois, la réponse ne semble pas si simple. Selon l’association des médecins omnipraticiens de Québec, la profession n’est présentement pas suffisamment attrayante pour les étudiants. La dernière année a été désastreuse pour les finissants de médecine qui n’ont pas choisi la médecine familiale. Il y a 75 postes qui étaient disponibles et qui n’ont pas été pourvus, explique le président de l’Association Pascal Renaud.

Pascal Renaud en entrevue en visioconférence.

Pascal Renaud est président de l'Association des médecins omnipraticiens de Québec.

Photo : Radio-Canada

Sol Zanetti croit pour sa part que le désintérêt pour la médecine familiale des étudiants est lié à l’augmentation de salaire des médecins spécialistes. Il estime donc qu’une meilleure valorisation de la spécialisation est nécessaire.

Nombreux départs à la retraite

Incapables de trouver un remplaçant, cinq médecins de la Clinique Saint-Louis de Sainte-Foy doivent se résigner à laisser leurs patients orphelins de fournisseurs de soins primaires. Mais ils ne sont pas les seuls dans la région.

Dr René Therrien et Dre Andrée Vachon, côte à côte.

Dr René Therrien et sa conjointe Dre Andrée Vachon sont deux médecins de famille de la Clinique Médicale Saint-Louis qui quittent la profession pour la retraite.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Pascal Renaud estime qu’une quarantaine de médecins de la région prendront leur retraite dans les années à venir, laissant des dizaines de milliers de patients orphelins. C'est plus que ce qu'on voit habituellement, explique-t-il.

Travail d’équipe

Même si les médecins de la région de Québec ont pris en charge 2000 nouveaux patients dans la dernière année, la capitale est en sous-effectif. Il faudrait au moins une quarantaine de nouveaux médecins pour répondre aux besoins, avance l’association.

Sol Zanetti soutient que les besoins en médecins de famille sont sous-évalués par le gouvernement, et que la région devrait faire preuve de créativité en faisant davantage appel aux Groupes de médecine familiale. Quand ils travaillent en équipe avec une équipe multidisciplinaire, ils sont capables de suivre beaucoup plus de monde, ajoute-t-il.

Cette autre solution est d’ailleurs à privilégier, selon Pascal Renaud. On intègre des pharmaciens, on intègre des infirmières pour nous aider à prendre plus de patients en charge.

Pour l’instant, les délais d’attente pour l’attribution d’un fournisseur de soins primaires peuvent aller jusqu’à trois ou quatre ans pour les patients dont la situation n’est pas urgente.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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