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Demandes d'aide accrues dans les centres de prévention du suicide de l’Est-du-Québec

Profil en noir d'un homme assis sur une chaise et qui a le front appuyé dans sa main.

Le Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent s'est organisé en fonction de la situation sanitaire (archives).

Photo : iStock

Les aléas de la pandémie ont provoqué de l’anxiété et de la détresse psychologique chez bien des gens. Par chance, dans cette détresse, plusieurs personnes ont cherché à trouver de l'aide, de sorte que les centres de prévention du suicide ont enregistré une demande accrue dans l’Est-du-Québec.

La directrice générale du Centre de prévention du suicide Côte-Nord, Gladys Tremblay, indiquait en entrevue à l'émission de radio D'Est en Est une augmentation de 20 % des appels de clients déjà connus de son équipe, ainsi qu’une augmentation de 30 % d’appels en provenance de personnes qui n'avaient jamais fait appel à ce service.

En composant le 1 866 APPELLE (277 3553), vous aurez une réponse immédiate d’un intervenant qualifié qui vous proposera aide et soutien.

Mme Tremblay constate la même chose que bien des intervenants : la dernière année a été difficile. Les bouleversements et les réajustements ont causé de l’anxiété chez les femmes, les personnes âgées ainsi que les jeunes au secondaire.

Quand on a eu la reprise des services, des jeunes ne retournaient pas à l’école, se retrouvaient tout seuls à la maison. Le petit frère allait à la garderie, le parent allait au travail. […] Il fallait s’assurer que ces gens-là soient pris en charge, explique-t-elle.

Les différents centres de prévention du suicide de la province ont ainsi mis en place des protocoles pour s’assurer qu’il n’y ait pas d'interruption de services lors de la prise en charge de clients.

Le Centre de prévention de suicide sur la Côte-Nord s’est doté de la téléphonie IP afin que les intervenants puissent travailler à distance. Depuis le début de l’année, les intervenants et les clients peuvent aussi se rencontrer par visioconférence.

Pour sa part, le Centre de prévention du suicide et d’intervention de crise du Bas-Saint-Laurent dresse un portrait semblable.

L’équipe enregistre une augmentation des appels de 23 %. Le directeur général sortant, Louis-Marie Bédard, note une hausse des appels de la part des femmes comparativement aux années précédentes.

On a été témoins de plusieurs situations, par exemple, des stress et des complications qu’on voit au niveau du gardiennage. Une mère monoparentale qui n’avait pas de garderie, qui ne pouvait pas faire garder son enfant par un membre de la famille, témoigne-t-il.

Louis-Marie Bédard souligne également la hausse de la violence conjugale durant la pandémie, ce qui a entraîné une augmentation record du nombre de féminicides au Québec.

On a vu des situations complexes.

Une citation de :Louis-Marie Bédard, DG sortant du Centre de prévention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent

Il constate également que les personnes âgées de 60 à 69 ans ont été nombreuses à contacter le service d’aide.

Avant la pandémie, il y avait déjà des problèmes de solitude chez les personnes âgées. Avec les mesures, le confinement, on a exacerbé la solitude, soutient le directeur général sortant. Il y a eu un mélange d’anxiété et de stress en lien avec la COVID-19 conjugué avec encore plus de solitude, résume-t-il.

Depuis le déconfinement et ses allègements, les appels aux centres de prévention du suicide de l’Est-du-Québec diminuent légèrement.

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