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Le portrait des finances publiques du Québec s'embellit pour 2020-2021

Eric Girard devant des drapeaux du Québec.

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

La reprise économique « plus forte que prévu » au Québec et des dépenses plus faibles améliorent les prévisions budgétaires du gouvernement Legault pour la dernière année financière. Le déficit estimé est maintenant de 10 milliards de dollars en 2020-2021, a annoncé mercredi le ministre des Finances, Eric Girard.

Le déficit est donc moins élevé de 2 milliards de dollars par rapport à la précédente estimation de 12 milliards, dévoilée à la fin mai. Lors du dépôt du budget, en mars, le déficit prévu était de 15 milliards.

Dans un communiqué, le gouvernement affirme que les aides gouvernementales d’urgence lui ont permis de percevoir davantage d’impôt des sociétés en soutenant leurs bénéfices. De plus, la croissance vigoureuse des ventes au détail et des mises en chantier au premier trimestre de 2021 s’est reflétée favorablement sur les revenus provenant des taxes à la consommation, ajoute Québec.

Résultat : une augmentation de 1,4 % du PIB réel au premier trimestre 2021 par rapport au dernier trimestre de 2020, alors que le budget de mars dernier prévoyait plutôt un recul. Les revenus autonomes du gouvernement ont crû de 967 millions de dollars.

Québec ajoute que les dépenses de portefeuilles ont également diminué de 1,8 milliard de dollars, parce que les besoins sont moins importants que prévu. Le gouvernement rappelle avoir investi 13,4 milliards pour soutenir l’économie et le système de santé au cours de l’année.

Il faut se rappeler que cette année, les dépenses totales devaient être en hausse de 15 %, a indiqué le ministre Girard, en entrevue à Zone économie. Il y a eu des efforts extrêmement importants pour faire face à la pandémie, soutenir les Québécois... Donc, plus de dépenses projetées amènent la possibilité que l'on ait moins de dépenses réalisées. Théoriquement, le gouvernement du Québec a une moyenne annuelle de 2 milliards en dépenses non réalisées.

Le ministre Girard affirme également que les économistes du secteur privé prévoient une croissance d'environ 6 % de l'économie québécoise, soit plus d'un point de pourcentage au-delà des 4 % et des poussières indiqués dans le plus récent budget du gouvernement Legault.

Et si le détenteur des cordons de la bourse reconnaît que cette embellie pourrait effectivement avoir un impact positif sur le déficit budgétaire et le retour, à terme, au déficit zéro, il soutient qu' il faut faire attention : on parle de quatrième vague, de nécessité d'accélérer la vaccination. C'est tôt, dans le processus., Il affirme que le moment n'est pas encore venu de réviser les prévisions pour l'exercice financier 2021-2022.

Ce qui est vraiment important, c'est le déficit structurel, que nous avons estimé à 6,5 milliards; il va falloir réviser ce chiffre-là à l'automne.

Une citation de :Eric Girard, ministre des Finances du Québec

M. Girard a également réitéré que la sécurité sanitaire est nécessaire pour la croissance économique.

S'attaquer à la pénurie de main-d'œuvre

Celui qui est aussi ministre de l'Économie, en raison de la démission de Pierre Fitzgibbon du conseil des ministres, affirme que le gouvernement du Québec s'attaque déjà au manque de travailleurs dans les divers secteurs de l'économie.

Cette situation aurait d'ailleurs été exacerbée par la pandémie. En ce moment, il y a environ 175 000 personnes qui ne travaillent pas, présentement, et qui travaillaient en février 2020, a indiqué M. Girard. On voit ça dans tous les pays industrialisés. C'est normal d'avoir un bassin de personnes qui ne travaillent pas. Il faut faire l'appariement, et ça, c'est le travail [du ministre du Travail] Jean Boulet.

Le ministre a aussi évoqué plusieurs centaines de milliers de personnes, âgées de 15 à 34 ans, qui ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation, ainsi que les Québécois qui prennent leur retraite trop tôt.

L'immigration représente aussi un bassin important de main-d'œuvre, a indiqué le ministre.

On compterait actuellement quelque 150 000 postes vacants au Québec.

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