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L'observatoire de la Tour de Montréal ne rouvrira pas avant 2023

Le Parc olympique a profité de la pandémie pour lancer d'importants travaux de rénovation.

Le stade olympique de Montréal.

La Tour de Montréal est l’un des emblèmes de la métropole. Sa construction date de 1987, soit 11 ans après les Jeux olympiques de 1976.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Fermés depuis mars 2020, les espaces touristiques de la Tour de Montréal – mieux connue comme « la tour du stade olympique » – demeureront inaccessibles au grand public pendant encore quelques années.

C'est que le Parc olympique a profité de la pandémie pour faire avancer un projet de longue date : rénover le funiculaire, le hall touristique, ainsi que les espaces professionnels et l’observatoire qui se trouvent au sommet. Et les travaux sont loin d'être terminés. Ainsi, les installations ne rouvriront pas cet été. Ni l'été prochain, d'ailleurs.

Pour économiser, le Parc olympique a fait appel à ses propres équipes pour procéder aux travaux de démolition. Cette étape étant terminée, le processus d'appel d'offres a pu être lancé. Mais les entrepreneurs qui accepteront de relever le défi devront procéder avec diligence.

Le funiculaire, par exemple, a effectué plus d'un million de voyages depuis sa mise en service, en 1987. Sa fin de vie approche, ses moteurs sont fatigués. Un bris a d'ailleurs provoqué un arrêt de service pendant une semaine, en juin 2019. C'est pourtant ce même funiculaire qui devra être utilisé pendant toute la réfection de l'observatoire.

Le funiculaire de la Tour de Montréal.

La montée dure deux minutes, le temps d’apprécier la vue sur l’est de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Joe Passaretti

Cela étant dit, la patience des Montréalais et des touristes devrait être récompensée. Les futures installations touristiques de la Tour de Montréal offriront une expérience touristique inédite, promet le Parc olympique.

Il y aura du verre partout, illustre Maurice Landry, premier vice-président infrastructures et gestion de projets du Parc olympique. À 165 mètres, c'est la plus haute tour inclinée au monde, rappelle-t-il. Et c'est cet effet d'inclinaison et de vertige qu'on veut faire sentir aux visiteurs. Tout le parcours vise ça.

Le projet prévoit en outre que le toit de la tour du stade sera enfin accessible au public. Il y aura, là aussi, des planchers et des murs de verre. On pourra également y présenter des spectacles, à l'image de celui offert l'été dernier par l’artiste hip-hop Miro.

Le Parc songe même à aménager sur le toit une passerelle suspendue, un peu comme celle de la tour du CN, même si l’Autorité des marchés publics lui a récemment interdit de confier le contrat de gré à gré à la firme qui a conçu et construit la passerelle torontoise.

Une femme attachée par un câble est penchée au-dessus du vide.

Depuis plusieurs années, les touristes peuvent se suspendre au sommet de la tour du CN, à Toronto.

Photo : Reuters / Mark Blinch

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, croit que ce projet de 55 millions de dollars attirera son lot de curieux.

À terme, en 2026-2027, on va viser un achalandage payant qui va avoisiner les 400 000 visiteurs par année, une hausse de 60 % par rapport aux dernières années, dit-elle.

Ça va vraiment devenir une expérience unique qui va devenir vite un attrait majeur à Montréal, estime la ministre.

La ministre Proulx en conférence de presse.

Caroline Proulx est ministre du Tourisme depuis 2018.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

De fait, les revenus per capita devraient eux aussi augmenter, entrevoit Alain Larochelle, vice-président exploitation et développement commercial au Parc olympique.

Il faut comprendre qu'on part d'une offre touristique qui était quand même désuète, explique-t-il, donc ça limitait beaucoup nos revenus, qui avoisinaient les 11 ou 12 $ par visiteur. Après les rénovations, on prévoit pouvoir rehausser ces revenus-là à 25, voire 28 $, ce qui est à peu près la moyenne des grandes tours du monde.

Les deux volets de ce projet – la réfection du funiculaire et celle des autres espaces touristiques de la Tour de Montréal – seront réalisés dans la foulée de l'adoption du projet de loi 15, qui a entraîné une révision du mode de gouvernance des installations olympiques.

C'est d'ailleurs dans ce contexte qu'à l'automne 2020, la Régie des installations olympiques (RIO), après 45 ans d'existence, a changé de nom pour prendre celui de Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique.

Encore deux à trois ans de travaux

Malgré le déconfinement, la Tour de Montréal restera donc fermée pendant toute la durée des travaux, qui devraient être achevés quelque part entre l’automne 2023 et le printemps 2024, selon l’échéancier préliminaire.

Ce projet succède à celui qui a permis de rénover les 14 étages de la Tour de Montréal qui se trouvent entre le hall touristique et l'observatoire. Neuf de ces étages sont occupés par le Mouvement Desjardins depuis 2018; deux autres ont été loués à la firme SIGMA-RH.

Je pense qu'en faisant ce projet-là – le projet de rénovation des espaces touristiques – on marque le pas et on vient clôturer tout ce qu'on aura fait pour la Tour de Montréal, résume Maurice Landry.

En terminant ce projet-là, on pourra mettre sur le marché une tour qui n'aura rien à envier aux autres grandes tours du monde.

Une citation de :Maurice Landry, premier vice-président infrastructures et gestion de projets du Parc olympique

Une fois ce dossier clos, le Parc olympique devra ensuite s’attaquer à un autre défi : le remplacement de la toile du stade. Le projet est attendu depuis des années, mais peu d'entreprises semblent intéressées à le réaliser. Officiellement, toutefois, la livraison est toujours prévue pour 2024, assure la ministre Proulx.

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