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Un cultivateur de bleuets excédé par le passage des VTT et des motoneiges

Un homme sur un VTT

Le producteur songe à fermer les sentiers qui bordent ses terres (archives).

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Un cultivateur de bleuets de Sept-Îles, Alain Imbeault, n'en peut plus, de trop nombreux quadistes et motoneigistes quittent les sentiers balisés pour s’aventurer dans son champ, ce qui ruine ses plantations de petits fruits.

Alain Imbeault estime subir des pertes si importantes qu’il hésite à poursuivre ses activités. Il affirme avoir perdu l’équivalent de 25 000 dollars en récolte cette année, alors qu’il s’attendait à pouvoir rentabiliser son entreprise.

Ça aurait été une de mes premières récoltes qui aurait du bon sens. Je n’aurais pas fait d’argent, mais au moins j’aurais commencé à couvrir mes frais

Une citation de :Alain Imbeault, producteur de bleuets

Si les traces du passage de motoneiges et des véhicules tout-terrain semblent subtiles, les dégâts sur sa récolte, eux, sont majeurs, affirme M. Imbeault.

Ça peut représenter environ 50 % de la récolte. Je suis pas sûr que ça va valoir la peine de ramasser [les bleuets] , se désole le producteur.

L’hiver, le passage des motoneiges qui quittent le sentier fédéré en bordure de ses terres compacte la neige et met en péril le rendement de ses plans. Au printemps, ce sont les VTT qui circulent qui écrasent les bleuets en devenir.

Il n'y en a presque plus des fleurs. [Les bleuets] sont en train de sortir, il y en a qui sortent, mais y’en a plus que la moitié, le gros des fleurs est dans la tête du bleuet au niveau des fruits, explique Alain Imbeault.

Les sentiers compromis

Excédé par la situation, il songe à bloquer les sentiers qui traversent sa propriété, et à retirer le droit de passage qu’il accorde au club de quad de Sept-Îles et au club de motoneige.

Cette décision pourrait compliquer les déplacements en VTT dans la région, selon le président du Club Quad (V.T.T.) Les Nord-Côtiers, Jano Roussel.

On a plus le droit, par exemple, d’aller à Moisie, et il ne sera plus possible d’aller à Port-Cartier si c’est coupé. Ce n'est pas intéressant pour personne. C’est plate, parce que c’est une infime minorité qui cause ces problèmes-là , déplore-t-il.

On appelle les membres à ne pas détruire les terrains comme ça.

Une citation de :Jano Roussel

Le Club compte intensifier sa patrouille dans le secteur et sensibiliser ses membres au respect des terres privées. Davantage de signalisation pourrait aussi être installée pour indiquer la présence de champs de bleue, suggère-t-il.

D'après le reportage de Félix Lebel

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