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Contourner l'App Store poserait un risque pour la sécurité des iPhone, selon Apple

La devanture de la boutique d'Apple située au centre-ville de New York. La pomme illuminée orne un mur de verre, au-travers duquel on aperçoit un gratte-ciel haut de dizaines d'étages.

Le géant américain Apple se voit reprocher ses pratiques anticoncurrentielles par plusieurs instances dans le monde.

Photo : Getty Images / AleksandarNakic

Radio-Canada

Dans un document de 16 pages publié mercredi sur le site d’Apple, le géant américain met en garde que de permettre le téléchargement d’applications hors du cadre de l’App Store entraînerait une vague de maliciels qui pourraient compromettre la sécurité des iPhone et iPad.

Si Apple autorise déjà l’installation de logiciels en provenance de sources non approuvées sur ses ordinateurs Mac, présentement, les propriétaires d’iPhone et d’iPad doivent passer par l’App Store pour télécharger une application.

Mais de plus en plus de voix s’élèvent pour que le système d’exploitation iOS s’ouvre au téléchargement à partir de tiers (sideloading) afin de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles dont Apple est accusé de faire l’objet.

Contrairement à installer une application téléchargée à partir de l’App Store, installer un logiciel à partir d’une source non approuvée limite le contrôle d’Apple sur la sécurité du logiciel, sur le plan autant du contrôle parental ou des données récoltées par le créateur que de la présence de maliciels, selon ce que plaide le géant dans son rapport.

L'iPhone est utilisé chaque jour par plus d'un milliard de personnes, que ce soit pour les opérations bancaires, pour gérer les données de santé ou encore pour prendre des photos de leur famille. Cette vaste base d'utilisateurs et utilisatrices constituerait une cible attrayante et lucrative pour les pirates, et l'autorisation du téléchargement tiers entraînerait un afflux de nouveaux investissements dans les attaques sur l'iPhone, bien au-delà de l'ampleur des attaques sur d'autres plateformes comme le Mac, indique le document.

Le rapport cite également une analyse de Google suggérant que 0,1 % des téléphones Android – sur lesquels les magasins d’applications tierces sont autorisés – comportent des maliciels.

Pratiques anticoncurrentielles

Apple est sous les projecteurs, alors que de nombreuses procédures judiciaires contre ses pratiques jugées anticoncurrentielles sont en cours, menées de front par les autorités de régulation et de législation du Royaume-Uni, de l’Union européenne, des États-Unis et de l’Australie.

Le géant californien sort tout juste d’un procès de trois semaines contre Epic Games, qui avait contourné à l’été 2020 la commission de 30 % qu’exige l’App Store sur les ventes faites à partir de l’application iOS de son jeu à succès Fortnite, engendrant son expulsion.

Plus tard ce mercredi, la commission judiciaire de la Chambre des représentants aux États-Unis doit débattre d’une série de projets de loi visant à lutter contre les monopoles technologiques. L'un de ces projets de loi pourrait obliger le géant à la pomme à autoriser des magasins tiers d'applications sur iPhone et iPad, selon l’agence Bloomberg.

Des propositions sont aussi à l’étude notamment pour limiter la capacité du géant à regrouper des services avec l’iPhone.

Le New York Times a par ailleurs rapporté que Tim Cook, le PDG d’Apple, avait appelé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, pour lui faire part de ses préoccupations concernant ces projets de loi.

Avec les informations de Bloomberg, The Verge, et The Guardian

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