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L’INSPQ s’excuse pour des dizaines de milliers de courriels rédigés en anglais

Une infirmière manipulant son téléphone portable.

Une erreur informatique serait à l'origine de l'envoi de dizaines de milliers de courriels unilingues anglophones aux participants québécois d'une étude à laquelle prenait part l'INSPQ.

Photo : iStock

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) s’excuse formellement auprès d’environ 170 000 Québécois qui ont accepté de participer à une étude sur la vaccination contre la COVID-19. Plusieurs d’entre eux ont craint une tentative d’hameçonnage, après avoir reçu une série de courriels rédigés uniquement en anglais, leur demandant de remplir un questionnaire.

Ces participants s’étaient portés volontaires pour une étude nationale visant à faire un suivi des effets secondaires et des problèmes de santé potentiels liés à la vaccination.

Dans un courriel obtenu par Radio-Canada, l’expéditeur, soit COVID-19 Vaccine Safety Survey team, affirme détenir leurs coordonnées et de l’information contenue dans leur dossier de vaccination.

On leur demande de remplir un questionnaire, mais le lien pour y accéder ne fonctionne pas.

Certains participants l’ayant déjà rempli préalablement ne comprennent pas pourquoi on leur demande de répéter l’opération.

Un problème informatique à l’origine

Il s’avère que le Vaccine Evaluation Center en Colombie-Britannique mène véritablement cette étude, en collaboration avec l’INSPQ. Le courriel indique d’ailleurs que le responsable au Québec est le médecin-épidémiologiste Dr Gaston DeSerres.

Un problème informatique, survenu dans les dernières heures au centre coordination de la Colombie-Britannique, est à l’origine de ce malentendu qui aurait provoqué beaucoup d’irritation chez les participants, admet le Dr DeSerres. L’INSPQ a d’ailleurs reçu plusieurs plaintes.

Les gens qui reçoivent une invitation en anglais pour une étude, pour plusieurs, c’est extrêmement fâchant parce que ce n’est pas comme ça qu’on doit fonctionner au Québec. J’en suis au premier chef! Ce n’est pas acceptable! Ça me fait suer beaucoup! On avait vraiment essayé que ça n’arrive pas, poursuit Dr DeSerres.

L’INSPQ a communiqué avec le Vaccination Evaluation Center, qui tente actuellement de régler le problème de programmation. Plusieurs courriels de rappel sont prévus.

On est en train de s’assurer que tout ça est corrigé et on procède actuellement à l’envoi d’un message pour aviser les participants et leur dire qu’on s’excuse. On est tout à fait malheureux de cette situation-là et on espère qu’ils vont, malgré tout, continuer de participer, explique Dr DeSerres.

Il assure qu’il n’y a aucun risque de vol de données lié à ces envois.

Des impacts sur la participation?

Les courriels en anglais n’ont pas été acheminés à tous les participants québécois, qui totalisent près de 320 000. Environ la moitié d’entre eux sont visés. Il s’agit tout de même d’une proportion importante, puisque 50 % des participants à l’échelle canadienne proviennent du Québec.

Le protocole de l’étude prévoyait que trois questionnaires soient remplis, après chacune des deux doses et un dernier six mois plus tard.

Le Dr DeSerres craint un désengagement à l’étude.

Je peux comprendre que des gens soient inquiets […] plus les choses sont rares, plus ça prend une grande population pour les détecter. Évidemment, si on a moins de participants, on va avoir plus de misère à détecter les choses qui arrivent moins fréquemment, affirme-t-il.

Il garde quand même espoir qu’ils vont accepter de poursuivre l’étude. Selon lui, les Québécois répondent généralement bien à ce genre de surveillance, aussi effectuée pour les vaccins contre l’influenza.

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