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L’industrie du camion-restaurant a réussi à s’adapter malgré la pandémie au Manitoba

Quatre camions-restaurants sous un ciel bleu.

La flotte de camions-restaurants de Sweet and Salty Concessions.

Photo : Marcel Petit

La saison des camions-restaurants s’annonce moins rocambolesque cet été, malgré la pandémie de COVID-19 qui frappe toujours le Manitoba. Le propriétaire de Sweet and Salty Concessions à Winnipeg a réussi à s’adapter à la situation et même à y voir des avantages.

L’an dernier, plusieurs événements estivaux au cours desquels les restaurants mobiles ont l’habitude de faire des affaires ont été annulés, ce qui a obligé les propriétaires de ces entreprises à trouver rapidement des solutions pour survivre.

Marcel Petit raconte qu'il a pris la route avec son camion pour se rendre dans les communautés rurales de la province, tout en visant les stationnements de différents commerces. Ils étaient plusieurs restaurateurs de rue à avoir emprunté cette voie.

Comme restaurant mobile, on était quand même essentiels. Après l’été, quand les ventes descendaient, on a commencé à sortir de la ville de Winnipeg et ça nous a aidés. Les ventes étaient quand même plus grandes que celles à Winnipeg, explique-t-il.

Marcel Petit possède cinq camions-restaurants. Trois d’entre eux sont des caravanes qui vendent de petits beignes. Un autre s’appelle le Meltdown et est spécialisé en poutine et en fromage en crottes frit. Le dernier offre des queues de castor.

M. Petit dit que, l’an dernier, l’entreprise Sweet and Salty Concessions a embauché une trentaine d’employés, soit un peu plus qu’à l’habitude. Il explique que sa formule dans les stationnements a fait en sorte que ses restaurants mobiles servaient de la nourriture sept jours sur sept, ce qui nécessitait plus de main-d’œuvre que durant la période des festivals.

Une formule avantageuse

Les festivals comme le Stampede de Calgary ou le Festival du Voyageur sont importants dans le modèle d’affaires de la cuisine de rue. On aurait pu croire que leur annulation aurait causé d'importantes difficultés financières pour l'entreprise de Marcel Petit.

Pourtant, l'entrepreneur se dit relativement satisfait de son année sur le plan financier.

On a probablement perdu la moitié de nos ventes, mais nos coûts étaient moindres. On n’avait pas de redevances à redonner aux festivals, explique-t-il, mentionnant, par exemple, qu'il donne 25 % de ses recettes lorsqu’il participe au Stampede de Calgary.

Le plus gros avantage, selon M. Petit, a été de pouvoir être près de sa maison tout l’été.

Je ne m’ennuyais pas de ma famille comme par les années passées, relate-t-il.

Le propriétaire des camions-restaurants de la Sweet and Salty Concessions croit que la pandémie pourrait amener un changement dans le modèle d’affaires pour les prochaines années.

Avec les informations de Patricia Bitu Tshikudi

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