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Vaccination des jeunes : une experte demande une meilleure accessibilité

Les jeunes adolescents ont reçu une dose du vaccin Pfizer ce matin.

Pour rejoindre les jeunes et les convaincre de se faire vacciner, la professeure Roxane Borgès Da Silva demande une meilleure accessibilité.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

À l’heure actuelle, 60 % des jeunes de 18 à 39 ans sont vaccinés dans la région alors que l’objectif initial du gouvernement du Québec est de 75 % d’ici le 24 juin, soit demain.

Étant donné la difficulté à vacciner les Québécois de cette tranche d'âge, une experte milite donc pour de meilleurs accès temporels, géographiques et culturels. 

La professeure à l'École de santé publique de l'Université de Montréal Roxane Borgès Da Silva croit notamment qu’il faut adapter l’offre de vaccination en fonction du mode de vie des jeunes.

Donc, si ces jeunes-là ont fini l’école et se lèvent plus tard, sortent plus tard, il faudrait pouvoir leur permettre d’aller se faire vacciner plus tard et peut-être avoir des cliniques de vaccination qui ouvrent jusqu’à 22 h , mentionne-t-elle. 

Une infirmière injecte une dose de vaccin dans l'épaule d'une jeune homme.

Dans le but de vacciner plus de jeunes, la professeure Roxane Borgès Da Silva propose de vacciner dans des lieux prisés par cette tranche d'âge comme les parcs.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Aussi, Mme Borgès Da Silva clame pour un meilleur accès sur le terrain alors que plusieurs jeunes n’ont pas les moyens de se déplacer dans les cliniques de vaccination. 

On pourrait viser les endroits que fréquentent les jeunes. Je pense, entre autres, aux parcs puisqu’on a vu qu’il y avait énormément de rassemblements dans les parcs. Je pense également aux bars, aux restaurants , dit-elle. 

Enfin, en plus de meilleurs accès, la professeure croit que de cibler davantage la sensibilisation auprès des 18-39 ans pourrait avoir un rôle important à jouer, cet été. 

« On a besoin de messages qui soient ciblés sur les jeunes de 18 à 39 ans, pas des messages qui portent sur les CHSLD, par exemple. Donc, des messages [...] qui les informent et qui les incitent, qui les sensibilisent à ce mouvement collectif québécois », avoue-t-elle.

Le CIUSSS MCQ emploie de nouvelles tactiques

En ce sens, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) a annoncé, plus tôt mercredi, l’arrivée d’une nouvelle formule de vaccination sans rendez-vous.

Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus peuvent dorénavant se présenter dans un des sites de vaccination de la région, sans rendez-vous, afin de recevoir une dose du vaccin Moderna.

Cet effort doit servir à administrer le vaccin à 30 000 personnes afin que la région atteigne son objectif de vacciner 75 % de la population pour la première dose, une cible à laquelle Québec souhaitait arriver d’ici la Fête nationale.

Ce sont principalement les jeunes adultes de 18-39 ans qui manquent à l’appel.

Pour les encourager à se faire vacciner, le CIUSSS MCQ utilisera également la clinique de vaccination mobile envoyée notamment à l’Université du Québec à Trois-Rivières ou dans les Cégeps de la région.

Ce samedi, elle sera au centre-ville de Trois-Rivières où se déroule le Festivoix.

Les 12-17  ans de la Mauricie et du Centre-du-Québec devront quant à eux attendre avant de pouvoir bénéficier de cette formule sans rendez-vous en raison des retards de livraison du vaccin Pfizer.

Ils peuvent cependant prendre rendez-vous pour leur première dose sur la plateforme Clic Santé.

Quant aux difficultés rencontrées lors du devancement de la deuxième dose pour les groupes d’âge admissibles, le CIUSSS MCQ invite les utilisateurs à faire usage du module de dépannage du portail Clic Santé.

Des représentants de la Santé publique seront ensuite mandatés pour joindre par téléphone les personnes concernées afin de les aider à devancer leur deuxième dose.

Le changement pourra aussi se faire directement sur les lieux du rendez-vous de dépannage.

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