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L'autoroute Transcanadienne de nouveau pleinement ouverte en Nouvelle-Écosse

De nombreux policiers tentent de disperser les manifestants qui bloquent l'autoroute entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, mercredi soir.

De nombreux policiers ont dispersé les manifestants qui bloquaient l'autoroute entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, mercredi soir.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Radio-Canada

La police a finalement dégagé l'ensemble de l'autoroute Transcanadienne, mercredi soir, après une longue période de blocage par des manifestants, et la circulation a repris dans les deux directions, a-t-on annoncé sur les réseaux sociaux.

Dans un message publié sur Twitter, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a précisé avoir effectué des arrestations, sans toutefois en préciser le nombre exact.

Les autorités ont aussi fait savoir que l'autoroute 336, à Tidnish, était complètement rouverte.

Quelques camions avaient déjà réussi à traverser la frontière vers 20 h 30.

Une quarantaine de policiers étaient sur place vers 20 h. Ils faisaient face à plus d'une centaine de manifestants et de curieux rassemblés à la frontière.

Les agents ont demandé aux gens de reculer et de libérer le passage.

Au moins deux personnes ont été arrêtées.

La police a procédé à des arrestations mercredi soir, à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

La police a procédé à des arrestations mercredi soir, à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Les manifestants bloquaient l'autoroute Transcanadienne en Nouvelle-Écosse parce qu'ils s'opposent à la décision du gouvernement de la Nouvelle-Écosse d'imposer des mesures d'isolement et des tests de dépistage aux voyageurs qui arrivent du Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre Iain Rankin avait pourtant annoncé la semaine dernière que les résidents des provinces de l'Atlantique pourraient se rendre dans la province sans avoir à s’isoler. Cette mesure devait entrer en vigueur le 23 juin. La Nouvelle-Écosse a changé son fusil d'épaule après que le Nouveau-Brunswick a ouvert ses frontières à tous les Canadiens qui ont reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID-19.

Cette décision a causé une levée de boucliers et des citoyens ont manifesté à la hauteur de Thompson Station, environ à mi-chemin entre la frontière néo-brunswickoise et la ville de Truro, en Nouvelle-Écosse, mardi soir. La manifestation a entraîné la fermeture de la Transcanadienne dans les deux directions.

Le temps, c’est de l’argent, dit un camionneur

Mehdi Golgoli, café en main, interviewé à côté d'un camion-remorque.

Le camionneur Mehdi Golgoli, de Toronto, déplore le blocage de la Transcanadienne.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le camionneur Mehdi Golgoli, de Toronto, dénonçait mercredi matin le blocage de la Transcanadienne. Il affirmait que le temps, c’est de l’argent.

Mehdi Golgoli expliquait qu’il avait dû passer la nuit de mardi à mercredi à Aulac, au Nouveau-Brunswick, à une sortie de l'autoroute près de la frontière. Il attendait toujours l’occasion de poursuivre sa route. Il racontait que cette situation était stressante, qu’il ne pouvait pas livrer sa marchandise à l'horaire prévu à Halifax.

Le camionneur ajoutait qu’il ne savait pas qu'il y avait un blocage et que c’est la première fois qu'il voyait quelque chose du genre depuis le début de la pandémie.

Des camions bloquent la route.

L'autoroute est toujours bloquée mercredi, entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Des voyageurs en colère

Un homme a même traversé la frontière à pied, mercredi après-midi.

Valises à la main, l'homme de Dartmouth a affirmé que des gens l'attendaient à Miramichi au Nouveau-Brunswick et qu'il ne voulait pas annuler ses plans.

Il avait l'intention de prendre un taxi de l'autre côté de la frontière et ensuite se rendre à Miramichi en autobus.

Je suis en colère, comment pouvez-vous changer les choses à moins d'un jour d'avis? Les gens font des plans, a lancé Jan Hildenbrand.

Un homme marche dans un champ.

Jan Hildenbrand a traversé la frontière à pied, valises à la main.

Photo : Radio-Canada / Michele Brideau

« Je veux ma liberté »

Monique Young était à la manifestation, mardi. Elle habite à Amherst et elle était impatiente de retrouver son père de 88 ans qui habite seul à Tracadie, au Nouveau-Brunswick. Elle était sous le choc d’apprendre que des exigences d’isolement restaient en vigueur et que ses plans tombaient à l’eau. Elle compare cela à vivre dans une cage.

Je veux aller voir mon père qui nous attend. a fait des mois. J’ai dit qu’après ça on va se préparer et qu’on va garder toutes les choses positives. Mais il n’y a pas de positif. On reste tout le temps à la même place et on se fait tout le temps punir avec quelque chose de nouveau, jour à jour à jour. Vraiment, là, je veux ma liberté, lance Monique Young.

Dans son cas, explique Mme Young, si elle se rendait au Nouveau-Brunswick, elle devrait s’isoler pendant une semaine à son retour en Nouvelle-Écosse.

Qui peut traverser et revenir et être capable de s’isoler pour une semaine sans paie? Le monde ne peut pas faire ça. [...] Si tu veux aller voir tes enfants ou quelqu’un d’autre dans la famille il faut encore que tu t’isoles une autre semaine. Ça n’a pas de bon sens. Puis, on est les seuls qui [doivent faire] ça. C’est encore pire. C’est pour ça qu’on se sent punis, ajoute Monique Young.

Avec les renseignements d'Adrien Blanc et de Michèle Brideau, de Radio-Canada, et de Rose Murphy et de Paul Palmeter, de CBC

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