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Montréal présente une offre globale à ses spécialistes en grève

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal Benoit Dorais et la mairesse de Montréal Valérie Plante durant une conférence de presse.

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais, affirme que l'offre globale présentée aux syndiqués en grève « respecte la capacité de payer » des citoyens.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Soucieuse de mettre fin à une grève des ingénieurs et autres spécialistes qui paralyse notamment divers chantiers de construction, la Ville de Montréal a annoncé mardi soir avoir présenté une offre globale aux syndiqués touchés par ce conflit de travail.

S'exprimant par voie de communiqué, l'administration municipale indique que la nouvelle offre fait suite au retour effectué la semaine dernière par le syndicat sur divers points de litige.

La Ville met tout en œuvre afin de conjuguer le respect de la capacité de payer des contribuables montréalais avec la nécessité de reconnaître le travail et les compétences de nos employés et employées. Notre proposition comporte une refonte complète de la structure salariale des scientifiques, un geste important qui va dans la direction des préoccupations syndicales tout en respectant le cadre budgétaire municipal, affirme ainsi Benoit Dorais, président et responsable des finances, du capital humain, des affaires juridiques, de l’évaluation foncière et de la performance organisationnelle au comité exécutif de la Ville de Montréal.

M. Dorais dit espérer que cette démarche permettra aux scientifiques de mettre fin à la grève.

Assurer l'expertise interne

Du côté des membres du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM), qui regroupe des professions aussi diverses que des ingénieurs et des vétérinaires ainsi que d'autres spécialistes, on a déclenché une grève générale illimitée au début du mois, en affirmant que la Ville n'en faisait pas assez pour renforcer l'expertise interne en ingénierie.

Lors du déclenchement du débrayage, la présidente du SPSPEM, Marie-Eve Dufour, avait mené une charge contre la dépendance envers les firmes de génie-conseil privées, en évoquant les spectres de la corruption et de la collusion.

Au sein de l'administration Plante, on affirme, toujours par voie de communiqué, que le nombre d'ingénieurs travaillant pour la Ville a bondi de 30 %, passant de 400 en 2016 à 520 aujourd'hui.

M. Dorais rappelle que le syndicat réclame un rattrapage salarial de 11 %, en plus d'une demande unique représentant 15 % de la masse salariale actuelle pour compenser les bénéfices perdus sur lesquels les parties s’étaient entendues lors du renouvellement de la convention collective en 2016.

Un tel rattrapage est irréaliste, soutient encore M. Dorais. D'autant plus, dit-il, que les finances de la Ville ont été mises à mal durant la pandémie.

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