•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Conflit chez Exceldor : le syndicat s'étonne de la convocation du ministre du Travail

Enseigne de l'usine d'Exceldor à Saint-Anselme.

Le conflit de travail chez Exceldor perdure depuis plus d'un mois.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

À quelques minutes de la rencontre avec la partie patronale instiguée par le ministre du Travail, les représentants syndicaux des employés d'Exceldor s'étonnaient d'avoir été convoqués par Jean Boulet, mercredi matin.

En entrevue à Radio-Canada, le délégué syndical chez les Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) Jacques Roy indique que le syndicat a reçu mardi une hypothèse de règlement de la médiatrice spéciale Hélène Poulin qu'il jugeait suffisamment acceptable pour la présenter aux employés.

Or, en raison de la réunion de mercredi au cabinet du ministre, à 11h, l'offre n'a toujours pas été dévoilée aux membres.

Mardi, le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a convoqué la direction d'Exceldor et le syndicat des employés de l'usine de Saint-Anselme pour tenter de dénouer le conflit de travail qui dure depuis plus d'un mois.

Les parties ont tous les outils pour régler ce conflit. Le gaspillage alimentaire doit cesser, a écrit Jean Boulet dans un tweet, mardi soir.

Plus tôt dans la journée de mardi, la médiatrice-conciliatrice en chef au ministère du Travail avait convoqué les deux parties pour une séance de conciliation.

Québec avait rejeté plus tôt cette semaine l'idée d'une loi spéciale pour mettre un terme au conflit.

Un mois de grève

La grève paralyse le plus important abattoir de volailles du Québec depuis plus de quatre semaines. Depuis le début du conflit, un million de poulets, au moins, ont fini à la poubelle, euthanasiés, en raison de la fermeture de l’usine de Saint-Anselme.

Les 600 travailleurs de l’abattoir exigent une majoration salariale de 40 % sur trois ans pour une rémunération horaire de 25 $. Une demande rejetée par les patrons, dont l’offre finale est de 22,50 $ l'heure.

Des travailleurs en grève tiennent des pancartes et des drapeaux syndicaux dans les airs.

Les 600 employés de l'usine comptent rester en grève tant que la nouvelle convention collection n'aura pas été signée.

Photo : Radio-Canada

Au cours des derniers jours, la pression politique a augmenté sur les grévistes. Le ministre Boulet et son collègue de l’Agriculture, André Lamontagne, ont tous deux pressé le syndicat d'accepter l’arbitrage. Le premier ministre François Legault a également critiqué la situation.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !