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La lutte contre la berce du Caucase en Estrie se poursuit pour limiter la propagation

Nicolas Bousquet du COGESAF, avec un équipement de protection, déracine une berce du Caucase dans le secteur de Barnston-Ouest.

Nicolas Bousquet du COGESAF déracine une berce du Caucase dans le secteur de Barnston-Ouest.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Thomas Deshaies

La berce du Caucase est toujours bien présente en Estrie même si les efforts de lutte se sont accentués dans les dernières années. Le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) tente d’identifier les zones touchées pour éviter une propagation de cette plante exotique envahissante.

Le biologiste Nicolas Bousquet, du COGESAF, sillonnera les routes de l’Estrie cet été pour repérer les berces de Caucase.

Une berce du Cacause mature de plusieurs mètres qui surplombe la végétation.

Une berce du Caucase dans le secteur de Racine.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussière

L’organisme souhaite mettre à jour les bases de données sur la présence de cette plante nuisible dans la région. L’objectif, c’est de faire un portait et ensuite d’aller voir les municipalités pour voir comment c’est géré, explique-t-il. Ensuite, on va évaluer si ça serait pertinent qu’on s’implique pour leur prêter main-forte avec un projet d’éradication.

Certaines municipalités ne sont pas au courant de la présence de la berce du Caucase sur leur territoire.

Une citation de :Nicolas Bousquet, biologiste au COGESAF

Lutter contre la berce du Caucase nécessite de prendre des précautions pour éviter des lésions causées par la sève de la plante. La sève va briser notre protection naturelle contre les rayons UV et si on est exposé aux rayons du soleil, ça va causer des brûlures importantes, souligne M. Bousquet.

Nicolas Bousquet se tient fièrement aux abords d'une route de terre.

Nicolas Bousquet, biologiste au COGESAF.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussière

Agir rapidement pour éviter le pire

Même si la berce du Caucase a été détectée pour la première fois il y a 31 ans au Québec, il reste encore beaucoup de sensibilisation à faire. Il y a plusieurs municipalités qui sont sensibilisées à la présence de la berce du Caucase, mais ce n’est pas uniforme, constate Nicolas Bousquet.

Agir vite est pourtant essentiel pour éviter que la propagation dégénère comme ce fut le cas dans un secteur boisé de la municipalité de Racine. L’équipe de Quadra environnement, une firme privée spécialisée dans la lutte aux espèces envahissantes, ne ménage pas ses efforts depuis 2016 dans cette zone.

L’invasion se poursuit sur presque une trentaine de kilomètres en aval, déplore Nicolas Trottier, président de Quadra environnement. Les graines sont transportées sur une très longue distance par l’eau d'un ruisseau. La berce peut donc être une nuisance pour l’accès aux berges.

C’est la plus grosse invasion connue de berce du Caucase au Québec.

Une citation de :Nicolas Trottier, président de Quadra environnement.

Nicolas Trottier estime qu'il faudra encore 10 ans de travail pour gagner la lutte à Racine.

Nicolas Trottier pose fièrement aux abords d'un cours d'eau où il y a une infestation de berce du Caucase.

Nicolas Trottier, président de Quadra environnement.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussière

D’autres espèces nuisibles pourraient proliférer en Estrie

Le Conseil régional de l'environnement de l’Estrie juge que la région n'est pas à l'abri de l'arrivée de nouvelles espèces envahissantes, d'où l'importance de rester sur nos gardes.

Il y a des (nouvelles) espèces qui sont à nos portes.

Une citation de :Geneviève Pomerleau, adjointe à la biodiversité au Conseil régional de l’environnement de l’Estrie

Si on est capable de réagir rapidement, on a peut-être la chance de réussir dans l’environnement, dans un milieu. C’est vraiment un élément clé, explique Geneviève Pomerleau.

En Estrie, on a réussi une belle concertation de tous les intervenants concernés dans la lutte.

Une citation de :Geneviève Pomerleau, adjointe à la biodiversité au Conseil régional de l’environnement de l’Estrie

Mme Pomerleau se réjouit toutefois de l'implication de plusieurs acteurs de la région via une table de concertation. Une vingtaine d’intervenants y siègent.

Un premier forum, qui avait pour objectif de favoriser le partage de connaissances, a également eu lieu cette année. Dans le sondage post-forum, les gens ont manifesté l’intérêt d’avoir des formations pour en apprendre plus sur les espèces qui sont à nos portes, pour être capables d’intervenir rapidement lorsqu’elles seront détectées sur le territoire, souligne-t-elle.

Les citoyens peuvent signaler une berce du Caucase via l’application Sentinelle du ministère de l’Environnement.

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