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Trudeau dénonce la « toxicité » et l'« obstructionnisme » au Parlement

Justin Trudeau en point de presse.

Justin Trudeau affirme que les conservateurs font de l'obstruction et ralentissent l'adoption de projets de loi.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau estime que le Parlement est un lieu de « toxicité » et d'« obstructionnisme » qui s'oppose à l'ordre du jour de son gouvernement minoritaire et qui alimente du même coup les conjectures à propos de possibles élections tenues plus tard cette année.

Le projet de loi de mise en œuvre du budget fait partie des éléments législatifs qui font toujours l'objet de débats aux Communes alors que les députés doivent entamer leur pause estivale mercredi. Le projet de loi C-12, qui cristallise l'obligation du Canada de s'engager dans la voie de la carboneutralité d'ici 2050, se trouve aussi sur cette liste.

Comme il reste peu de temps avant cette pause pour faire adopter les projets de loi toujours au feuilleton, M. Trudeau et ses ministres ont critiqué les députés du Parti conservateur, dans l'opposition, pour l'utilisation de tactiques qui ralentissent les votes.

Mardi, le gouvernement libéral a toutefois obtenu deux victoires législatives.

Pressions sur le Sénat

Après plusieurs semaines d'obstruction, le projet de loi C-10 sur la radiodiffusion a été adopté mardi, au petit matin, à la Chambre des communes. Mais il reste l'étape du Sénat, lequel prévoit suspendre ses travaux vendredi, après le congé de jeudi.

Le sénateur québécois Jean-Guy Dagenais, membre du Groupe des sénateurs canadiens, a admis qu'il y a beaucoup de réticences au sujet de ce projet de loi au Sénat.

C-10 soumettrait les géants du web à la Loi sur la radiodiffusion, en les forçant à contribuer financièrement à la création et à la découverte de contenu culturel canadien. Le sénateur Dagenais a dit s'inquiéter des pouvoirs additionnels accordés au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dans le cadre de cette réforme législative.

Les retards de C-10 sont imputables de façon assez directe à une obstination, une manipulation des faits, de la vérité, ou de grossiers mensonges de la part des conservateurs, mais on en est venu à bout, a clamé Yves-François Blanchet au cours d'une conférence de presse.

Puis, le chef bloquiste a servi un avertissement aux sénateurs : N'osez pas et ne vous permettez pas d'aller à l'encontre de la Chambre des communes et, me permettrai-je de dire, de la volonté très claire du Québec.

Les conservateurs se sont vivement opposés au projet de loi C-10, en affirmant que celui-ci donnait au gouvernement la capacité de réglementer les contenus diffusés sur les médias sociaux au pays, en plus de le décrire comme une attaque contre la liberté d'expression.

Si ce projet de loi controversé est adopté, un gouvernement conservateur se tiendra debout pour les Canadiens et annulera cette loi profondément dysfonctionnelle, a déclaré mardi Alain Rayes, porte-parole conservateur en matière de patrimoine.

Quant au projet de loi C-6, qui interdit les thérapies de conversion, il a finalement été adopté en troisième lecture en Chambre, mardi après-midi, notamment avec l'appui du chef conservateur Erin O'Toole, et il prend donc le chemin du Sénat.

Trudeau « inquiet »

De son côté, le premier ministre dit accueillir favorablement l'examen des démarches gouvernementales, mais juge troublant le fait que les députés de l'opposition fassent témoigner le chef de l'Agence de la santé publique du Canada, Iain Stewart, afin de le sermonner devant les Communes pour ne pas avoir divulgué certaines informations.

Les conservateurs affirment que l'agence doit révéler pourquoi deux chercheurs ont été escortés à l'extérieur du laboratoire ayant la cote de sécurité la plus élevée du pays, à Winnipeg, il y a deux ans, avant d'être congédiés, en invoquant de possibles inquiétudes en matière de sécurité liées à la Chine.

Le premier ministre soutient cependant que le questionnement de M. Stewart ne servait que des buts politiques partisans.

Nous avons vu un niveau d'obstruction et de toxicité, en Chambre, qui est vraiment inquiétant, a dit M. Trudeau à l'extérieur de sa résidence officielle, où il est toujours en quarantaine après son retour d'Europe.

En Chambre, un député libéral estime justement que la durée moyenne d'un gouvernement minoritaire est presque atteinte. Que les rumeurs [d'élections] soient vraies ou pas, les gouvernements minoritaires durent habituellement deux ans, affirme Mark Gerretsen.

Ce cap de deux ans sera franchi en octobre prochain.

Avec les informations de La Presse canadienne

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