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Frontières : des manifestants bloquent la Transcanadienne en Nouvelle-Écosse

Des manifestants sur la route 104.

Les manifestants étaient nombreux sur l'autoroute, mardi vers 19 h 30.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, l’autoroute Transcanadienne était fermée dans les deux directions, mardi en soirée, en raison d’une manifestation. Les personnes présentes s’opposaient aux nouvelles règles imposées aux voyageurs qui arrivent du Nouveau-Brunswick.

Vers 17 h 30, la GRC en Nouvelle-Écosse a confirmé la fermeture de la Transcanadienne (route 104) à la hauteur de Thompson Station, environ à mi-chemin entre la frontière néo-brunswickoise et la ville de Truro en Nouvelle-Écosse.

Dans une publication sur Twitter, la GRC a demandé aux automobilistes d’éviter le secteur et de prévoir des retards.

Des camions à l'arrêt sur une route.

La circulation est interrompue dans les deux sens sur la route 104, mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Vers 19 h 30, une centaine de manifestants bloquaient toujours la route, et la circulation était interrompue dans les deux sens.

Les manifestants étaient calmes. Certains dansaient au son de la musique, d'autres distribuaient des barres tendres. Des enfants étaient assis sur la chaussée.

Les camionneurs étaient plus tendus. Un échange musclé a eu lieu entre un camionneur et une manifestante, mais sans plus.

Vers 21 h, les manifestants ont libéré la sortie 7, après discussion avec les autorités policières.

Les camions ont pu circuler à nouveau.

De nouvelles règles, à minuit moins une

Mardi après-midi, le gouvernement d’Iain Rankin a annoncé que les voyageurs qui arrivent du Nouveau-Brunswick devront s’isoler et subir des tests de dépistage à leur arrivée. La durée de leur quarantaine dépendra de leur statut vaccinal et du résultat de ces tests.

Cette annonce est survenue moins de 24 heures avant l’ouverture prévue de la frontière, mercredi matin. De nombreux résidents des deux provinces avaient déjà prévu des déplacements.

Un policier discute avec un automobiliste.

Un barrage policier à une trentaine de kilomètres de la manifestation, sur la route 104 en Nouvelle-Écosse, mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Contrairement aux Néo-Brunswickois, les voyageurs de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador pourront se rendre en Nouvelle-Écosse dès mercredi matin, sans se soumettre à des mesures restrictives à la frontière.

Un engagement public

Mardi soir, le chef de cabinet du premier ministre Blaine Higgs, Louis Léger, a déclaré sur Twitter que le gouvernement Rankin avait demandé le 11 juin au Nouveau-Brunswick de retarder l’ouverture de ses frontières aux Canadiens.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a répondu le lundi 14 juin à 9 h 12, indiquant qu’il devait honorer son engagement public, peut-on lire sur la publication Twitter.

Le plan de déconfinement du gouvernement Higgs communiqué le 27 mai indique en effet que la province allait rouvrir ses frontières lorsque 75 % de sa population admissible à la vaccination aurait reçu une première dose et que 20 % des 65 ans et plus auraient reçu une deuxième dose.

Fortes réactions à la frontière

La députée de Cumberland-Nord, Elizabeth Smith-McCrossin, a vivement réagi à cette annonce du gouvernement provincial sur sa page Facebook.

Capture d'écran d'une vidéo Facebook.

Dans une vidéo diffusée sur Facebook, la députée conservatrice Elizabeth Smith-McCrossin a invité la population du comté de Cumberland à bloquer la Transcanadienne pour montrer leur opposition aux mesures imposées aux frontières par le gouvernement Rankin.

Photo : Facebook

Elle a appelé les résidents de sa circonscription à bloquer la Transcanadienne.

Le premier ministre Rankin a encore une fois fait volte-face concernant l’ouverture des frontières entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Il a jusqu’à 16 h, aujourd’hui, pour revenir sur sa décision, sinon les résidents de Cumberland vont bloquer l’autoroute Transcanadienne jusqu’à ce que la frontière entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick soit ouverte pour nos familles, a-t-elle déclaré.

Je comprends que la situation soit frustrante, a pour sa part indiqué Iain Rankin en point de presse. Mais c’est l’approche la plus sécuritaire, a-t-il indiqué.

Des représailles, selon David Coon

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, demande au premier ministre Iain Rankin et à ses homologues de l'Atlantique de tenir des négociations d'urgence afin d'harmoniser les mesures de santé publique dans le but de reconstituer la bulle atlantique.

Selon David Coon, cette décision d'Iain Rankin est une catastrophe pour les familles de part et d'autre de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Cela ressemble à des représailles quant à la décision du premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, de s'ouvrir plus tôt au reste du Canada, ajoute-t-il dans une déclaration écrite, mardi soir. Nous sommes tous des habitants des Maritimes qui ont de la famille et des amis à travers la région. Les premiers ministres des Maritimes doivent coopérer pour servir le bien commun de notre région.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Avec des informations de Catherine Allard et d'Adrien Blanc

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