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Le moment de vérité pour Philibert-Thiboutot, le couperet pour Desgagnés

Jean-Simon Desgagnés et Charles Philibert-Thiboutot courent sur le campus de l'université Laval.

Jean-Simon Desgagnés et Charles Philibert-Thiboutot, l'automne dernier, lors d'un 5 km sur route à l'Université Laval.

Photo : Rouge et Or / Louis Charland

Vu le calendrier de compétition perturbé et la quarantaine obligatoire en rentrant au Canada, la qualification olympique des coureurs Jean-Simon Desgagnés et Charles Philibert-Thiboutot s’annonçait difficile. Si le premier doit maintenant faire une croix sur les Jeux de cet été, le deuxième espère encore obtenir son billet pour Tokyo.

Un peu abattu, il y a deux semaines, après le 1500 m de la rencontre de Marseille où il avait été largué par un peloton rapide, Philibert-Thiboutot est de retour à la résidence familiale de Sainte-Foy depuis.

Ça faisait neuf mois que je n'avais pas vu ma famille. Sur le plan émotionnel et moral, ça m’a beaucoup aidé. C’est comme si j’avais fait un plein d’énergie physique et mental, lance celui qui a profité de sa quarantaine pour finir de soigner une blessure au tendon d’Achilles et au pied qui l'ennuyait depuis un mois.

Maintenant résident d’Edmonton avec sa conjointe, le coureur de Québec avait passé les derniers mois aux États-Unis et en Europe, évitant de rentrer au pays pour ne pas avoir à se soumettre à une quarantaine de 14 jours.

Le plan A, celui de rentrer au Canada avec son billet pour Tokyo en poche, ne s’est pas concrétisé. L’athlète de 29 ans est toujours en quête du standard olympique au 1500 m, un temps de 3:35, et il a jusqu’à mardi prochain pour le faire.

Maître de son destin

C’est donc dire que Philibert-Thiboutot n’a plus que deux chances, toutes deux sur la piste du centre Claude-Robillard : dimanche aux essais olympiques canadiens et mardi à l’occasion de la Classique d’athlétisme de Montréal.

Même si c’est un peu stressant de devoir performer sur demande comme ça à la dernière minute, j’aime beaucoup mes chances parce que la forme que j’avais en début de saison où je me sentais un peu invincible, j’ai l’impression que je l’ai retrouvée.

Charles Philibert-Thiboutot au 1500 m des Championnats NACAC

Charles Philibert-Thiboutot au 1500 m des Championnats NACAC, en 2018.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

S’il pouvait s’accrocher à peloton rapide et espérer que ce dernier le tire vers le standard olympique, en Europe, l’ex-Rouge et Or devra plutôt prendre son propre destin en main, à Montréal.

Il n’y a personne d’autre que moi qui va faire que la course soit rapide. J’aurai la chance de compter sur deux lièvres. Le premier va me donner l’allure sur 800 m, puis va débarquer. Le deuxième va se rendre à 1000 m. Il va me rester un dernier 500 m à parcourir seul à pousser la cadence. C’est à moi de performer, détaille celui qui participe aux Jeux à Rio en 2016.

Partie remise pour Desgagnés

Quant à Jean-Simon Desgagnés, sa quête d’une qualification olympique s’est terminée samedi à la rencontre d’athlétisme de l’Est lyonnais. De retour au pays depuis lundi, il sera en quarantaine jusqu’à la date limite pour réussir le standard olympique, dans une semaine.

Fin mai, début juin, j’étais sur une bonne lancée aux États-Unis, mais ça a été un plus difficile en Europe ensuite. Disons que j’ai beaucoup appris de ça, notamment que ce n’est pas facile de faire un standard olympique à 22 ans.

Comme il terminait ses études précliniques en médecine, ce printemps, le spécialiste du 3000 m steeple n’avait que six semaines de compétition pour gravir les classements mondiaux et tenter de réussir le standard olympique.

Jean-Simon Desgagnés en plein saut par dessus une barrière et un obstacle d'eau.

Jean-Simon Desgagnés au 3000m steeple des Universiades, à Naples, en juillet 2019.

Photo : Mathieu Belanger

Le bilan des dernières semaines est loin d’être négatif. J’ai amélioré mon record personnel de 5 secondes. J’ai participé à ma première ligue des Diamants, même si je n’ai pas obtenu le résultat escompté. Je suis rendu dans la cour des grands à l’international.

Lors de l’épreuve de Florence, le 11 juin, en ligue des Diamants, Desgagnés a notamment partagé la piste avec le double champion du monde en titre, le Kényan Conseslus Kipruto, et le meneur au classement mondial cette saison, le Marocain Soufiane El Bakkali.

C’est très encourageant pour la suite. C’était dur sur le coup de ne pas me qualifier, mais j’ai déjà envie de me retrousser les manches.

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