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Le gouvernement albertain examine sa politique sur le sélénium

Une cuillère de charbon actif est déposée sur des morceaux de charbon.

Le sélénium se trouve dans les cendres issues de l'extraction du charbon.

Photo : iStock / Trexdigital

Radio-Canada

Face à une opposition croissante contre les projets de mine de charbon et leurs risques pour l’environnement, le gouvernement albertain lance un processus d’examen de sa gestion du sélénium, un contaminant issu de l’exploitation du charbon.

L’objectif est de repérer les possibles lacunes du processus réglementaire des projets miniers pouvant conduire à une contamination de l’eau.

En trop grandes quantité, le sélénium provoque des malformations chez les poissons et menace la survie de la faune aquatique.

Le ministère de l’Environnement en collaboration avec l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta étudiera aussi les politiques en place dans les autres juridictions ayant des mines de charbon métallurgique. L’examen doit être terminé à l’automne.

Des cours d’eau déjà contaminés

Cette annonce arrive au même moment où le ministère rend public un rapport montrant une présence inquiétante de sélénium dans la rivière McLeod en aval de trois projets miniers qui ne sont plus en exploitation.

Le rapport (disponible ici en anglais (Nouvelle fenêtre)) note une augmentation de la concentration de 11 métaux dans la rivière McLeod, ce qui pourrait indiquer des impacts des activités minières. Il ajoute toutefois que certaines mesures suggèrent un succès de la remise en état des terres.

Un ancien directeur scientifique d’Environnement Alberta Bill Donahue avait déjà évoqué cette contamination de certains cours d’eau albertains en janvier. Il avait également dénoncé une diminution de la surveillance de la qualité de l’eau.

Jason Nixon entouré de micros et de journalistes dans le couloir de l'Assemblée législative.

Le ministre albertain de l'Environnement Jason Nixon défend la stratégie de son gouvernement en matière d'exploitation du charbon.

Photo : Radio-Canada

Le ministre de l’Environnement Jason Nixon s’est défendu contre ce qu’il a appelé des rumeurs voulant que le budget consacré à la surveillance environnementale ait été réduit.

Ce n’est pas vrai. Nous continuons d’avoir environ une centaine de stations de surveillance des cours d’eau, a expliqué M. Nixon.

Le ministre a également cité le refus du projet de mine de charbon Grassy Mountain comme étant le signe que la gestion du sélénium en place en Alberta était déjà robuste.

Nous continuons à gérer le sélénium, mais nous comprenons que notre province peut faire mieux. Ceci est la prochaine étape, a-t-il souligné.

Consultations sur la qualité de l’eau

Le gouvernement lance aussi des consultations pour établir des cadres de gestion de l’eau pour les rivières Saskatchewan Nord, Upper Athabasca et Battle.

Pan de la rivière Saskatchewan Nord avec le pont Walterdale ainsi que le centre-ville d'Edmonton en trame de fond. Journée ensoleillée de juin.

La rivière Saskatchewan Nord à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

De tels plans permettent d’évaluer l’effet cumulatif de la croissance de la population et des activités humaines sur la qualité des cours d’eau. Ils définissent des lignes directrices et si ces lignes ne sont pas respectées, le ministère de l’Environnement se doit d’agir.

Des cadres de gestion existent déjà pour cinq rivières albertaines. Les consultations se poursuivent jusqu’au 17 septembre.

Le porte-parole néo-démocrate en matière d’Environnement Marlin Schmidt a critiqué les antécédents politiques du gouvernement conservateur uni.

Selon lui, les ratés sur la politique d’exploitation du charbon prouvent que les Albertains ne devraient pas faire confiance aux promesses de M. Nixon.

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