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Roberge hésite à imposer la veste de flottaison lors des sorties scolaires

Jean-François Roberge à l'Assemblée nationale.

Le ministre Roberge a dit vouloir laisser aux experts le temps de se prononcer.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, n'a pas l'intention pour l'instant d'obliger les élèves à porter une veste de flottaison lors de certaines sorties scolaires.

Il était de passage mardi à Québec, où un garçon de 10 ans s'est récemment noyé lors d'une sortie avec sa classe à la Base de plein air de Sainte-Foy.

Selon différents témoignages, Daniel Allo avait éprouvé des difficultés. Il a été retrouvé dans le lac par un citoyen, et des manœuvres de réanimation ont été pratiquées sans succès.

Réagissant au drame, M. Roberge a dit qu'il pouvait à peine imaginer ce que ressentent la famille, les proches et l'équipe-école. Je suis de tout cœur avec les parents et toutes les personnes qui ont été touchées, a-t-il déclaré.

Or, il est trop tôt selon lui pour envoyer au réseau de l'éducation une directive nationale afin de rendre obligatoire le port de la veste de flottaison lors des sorties à la piscine ou au lac.

Je vais attendre le rapport [du coroner]. Je ne voudrais pas lancer une directive nationale qui ne serait peut-être pas appropriée, a affirmé le ministre.

Je vais laisser les gens faire l'enquête ou l'analyse, et on verra ensuite si on doit donner des balises nationales, mais je pense qu'il est trop tôt à ce moment-ci, a-t-il ajouté.

Une année scolaire tout à fait correcte

M. Roberge s'était déplacé à l'École du Campanile, mardi, pour annoncer trois projets d'agrandissement d'écoles. Il en a aussi profité pour faire le bilan de la dernière année scolaire.

Selon le ministre, l'année qui se termine, bien que complètement atypique, a été une année tout à fait correcte. Il a dit comprendre la grande fatigue des membres du personnel scolaire et les a remerciés pour leur dévouement.

Dans les circonstances, on a vécu une année scolaire tout à fait correcte. Je ne peux pas dire une belle année scolaire quand il y a eu des cas, des éclosions, des inquiétudes, de l'angoisse, mais tout à fait correcte, s'est-il félicité.

L'année 2020-2021 a été marquée par plusieurs fermetures de classes, une sérieuse mésentente sur la ventilationdans les écoles, des retards d'apprentissage et une hausse des problèmes de santé mentale chez les jeunes.

Interrogé à savoir s'il aurait fait quelque chose de différent, M. Roberge a répondu qu'il aurait voulu être capable de mieux compiler les cas de COVID-19 dans le réseau dès le début de l'année. Il y avait quelque chose là à corriger, a-t-il reconnu, sans plus.

Je regarde ce qui s'est passé chez nos voisins et [...] très souvent les gens nous demandaient [...] quel était le secret de notre succès, comment on réussissait à garder nos écoles ouvertes. Il y a une fierté dans le réseau. [...] C'est ce que les gens retiennent.

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