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La caserne de Nazareth, à Rimouski, sera convertie en bureaux

une caserne de pompiers

L'ancienne caserne de Nazareth, à Rimouski sera convertie en bureaux administratifs.

Photo : Radio-Canada

Le conseil municipal de Rimouski a entériné la vente de la caserne de Nazareth, située sur la rue de La Salle, à l'entrepreneur rimouskois Jacques Marchand.

La transaction s'élève à 180 000 $.

L’entrepreneur souhaite transformer l’ancienne caserne de pompiers en bureaux administratifs pour son entreprise et aménager des appartements dans la partie supérieure du bâtiment.

La designer textile Pascale Faubert avait également fait une offre d’achat pour y mettre sur pied un atelier de métiers d’arts. Son projet n’a toutefois pas été retenu, ce qui a suscité la grogne parmi les citoyens du quartier.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, admet que le prix offert par le promoteur est l’une des raisons qui ont motivé les élus rimouskois à accepter son offre d’achat plutôt que celle de Pascale Faubert.

Il faut comprendre que son offre non seulement était inférieure à 100 000 $, mais elle avait également des conditions qui auraient exigé de la part de la Ville de Rimouski de faire des déboursés additionnels de près de 40 000 $, témoigne Marc Parent.

Une affirmation qui laisse Mme Faubert dubitative. Moi, dans mes conditions, j’ai inclus une analyse de sol de phase 1. [Lundi], le conseil a mentionné que c’était une condition qui était trop onéreuse en disant que ça coûterait 40 000 $, alors qu’une analyse de sol, ça tourne autour de 2000 $, rectifie-t-elle.

Une femme devant une porte de garage

Pascale Faubert, propriétaire de Pascale Faubert créations textiles (archives).

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, l’avis de vente mentionnait que l’usage projeté ne devait pas causer de nuisance auprès du voisinage et que le projet retenu doit conserver le bâtiment et le style architectural de celui-ci. À cet effet, le maire note que l’utilisation du bâtiment par Jacques Marchand ne générera aucun trafic supplémentaire dans le quartier.

Il y a quelques semaines, une pétition pour appuyer le projet de Pascale Faubert avait récolté plus d’une centaine de signatures. Or, Marc Parent croit que les résidents ont signé sans savoir tous les détails.

Moi je suis convaincu que si les gens savaient qu’au net il y avait un écart de 140 000 $ entre la proposition de Mme Faubert et celle qui a été acceptée, ils ne l'auraient pas signée. […] 140 000 $ c’est une somme importante. La Ville de Rimouski ne pouvait pas se permettre de laisser sur la table une offre pareille, indique M. Parent.

une caserne et une croix

Le nouveau propriétaire devra conserver le bâtiment et le style architectural de celui-ci (archives).

Photo : Radio-Canada

La décision du conseil de Rimouski attriste la designer textile Pascale Faubert. Elle s’inquiète pour la mise en valeur de l’ancienne caserne de Nazareth. Selon l'artisane, la caserne est un immeuble auquel les gens sont attachés.

Je suis déçue pour mon projet, mais je suis aussi déçue pour cet immeuble-là, dit Mme Faubert. Je ne pense pas qu’il aura un bel avenir. Avec le montant de l’offre, c’est clair qu’il n’y aura pas de travaux et qu’il ne sera pas mis en valeur. […] Quand on lit les commentaires des gens dans la pétition, on comprend que cet immeuble a une grande valeur pour eux.

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