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La Police provinciale de l'Ontario se dote d'experts en santé mentale et en dépendance

Un homme assis devant des écrans et, devant lui, un immense écran au mur.

Un centre de répartition du service 911 en Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’ensemble des centres de communication de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) seront pourvus de spécialistes de la gestion des personnes en situation de crise d’ici la fin de l’année, a annoncé le gouvernement de l’Ontario.

Le programme de renvoi des appels de crise, financé à hauteur de 8,4 millions de dollars sur trois ans par la province, aidera la police à répondre le plus efficacement possible aux appels d’individus qui se trouvent en situation de crise mentale ou de toxicomanie. Les appelants en crise pourront notamment être orientés vers des ressources de santé mentale adéquates.

Chacun des quatre centres de communication de la province (London, Thunder Bay, Orillia et North Bay) disposera à terme d’un intervenant en santé mentale 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et offrira des services en français, selon le commissaire de la PPO, Thomas Carrique.

En fournissant des services d’intervention d’urgence, des spécialistes de la santé mentale et des dépendances assureront que les individus en détresse ont accès à de l’aide immédiate tout en évitant que la police intervienne dans des situations qui ne sont pas urgentes.

Une citation de :Sylvia Jones, solliciteure générale de l’Ontario

Le programme vise à aider les personnes qui appellent dans diverses situations de crise, dont des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie, des conflits relationnels et des problèmes familiaux, a précisé la solliciteure générale.

La police de Toronto doit mettre en place un projet pilote à visée similaire pour la gestion des appels non violents de détresse psychologique.

Le commissaire Carrique a reconnu que la police est souvent le soutien par défaut en cas de crise de santé mentale, mais pas toujours le meilleur.

Financez les services de santé mentale secondaires, dit un organisme

Le plus haut gradé de la police provinciale a indiqué qu’un projet pilote mis en activité au centre de communication de London depuis novembre 2020 a montré que 16 % des appels pris en charge par les travailleurs sociaux ont pu être entièrement réglés sans l’intervention de policiers sur place.

La création du programme de la PPO et du projet pilote à Toronto est vraiment bienvenue, selon Aseefa Sarang, directrice générale d’un organisme de soutien à la santé mentale pour les personnes racisées à Toronto.

Nous savons que la plupart des gens contactent la police en cas de crise et, dans la mesure du possible, nous devons détourner ces appels vers des professionnels.

Une citation de :Aseefa Sarang, directrice générale, Across Boundaries

Ces financements se sont fait attendre et il reste encore beaucoup à faire, a-t-elle ajouté, en entrevue à Radio-Canada.

Aseefa Sarang.

Aseefa Sarang espère que des fonds seront alloués aux organismes communautaires de santé mentale vers lesquels pourront être redirigés les appels faits à la police.

Photo : Radio-Canada

Elle souhaite surtout que les ressources de soutien en santé mentale qui recevront les appels déviés depuis la police soient aussi dotées de fonds supplémentaires pour éviter de créer un goulot d’étranglement.

J’espère que ce financement représente un premier pas pour le soutien aux personnes dans la police.

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