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Danny Arsenault reconnu coupable de harcèlement criminel

Danny Arsenault marchant dans le corridor du palais de justice de Montréal.

L'accusé, Danny Arsenault.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Danny Arsenault a été reconnu coupable de harcèlement criminel et de communications harassantes envers la sœur d’Eugenie Bouchard, Charlotte, mardi, au palais de justice de Montréal.

Les événements en cause sont survenus entre le 1er juillet 2016 et le 19 décembre 2017.

Pendant cette période, Danny Arsenault envoyait à la plaignante des messages à répétition sur les réseaux sociaux, dont plusieurs messages considérés comme très vulgaires.

L’homme pouvait écrire jusqu’à 50 commentaires par jour sous les publications Instagram de Mme Bouchard. Environ 1800 de ses messages ont été déposés en preuve dans le cadre du procès.

De plus, l’accusé créait de faux comptes quand la plaignante lui bloquait l’accès.

La victime ne connaissait pas l’auteur de ces messages. Elle se sentait épiée et terrorisée.

Mme Bouchard a porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal en septembre 2017.

Charlotte Bouchard et son père au palais de justice.

Charlotte Bouchard en compagnie son père Michel.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le jugement

Dans son jugement, la juge Silvie Kovacevich établit clairement la différence entre certains commentaires anodins, qui sont sans gravité, et ceux problématiques.

Ce sont tous les autres commentaires de nature obsessionnelle, sexuelle avec violence et délirante qui sont en cause. Ces derniers sont faits sans excuse légitime.

Une citation de :La juge Silvie Kovacevich

De plus, la juge Kovacevich souligne que l’accusé est bien conscient de son intention et de l’impact de ses gestes.

Sachant que certains de ses sobriquets sont bloqués, l’accusé s’en crée de nouveaux afin de continuer son comportement. Pour le Tribunal, ceci démontre que l’accusé sait qu’il dérange ou importune la plaignante ou, à tout le moins, il fait preuve d’aveuglement volontaire à cet égard, écrit-elle.

Un appel à dénoncer

Pour le procureur au dossier, Charles Doucet cette victoire marque le début de la fin de l’impunité.

C’est le début d’un coup d’envoi. Alors, j’espère que les personnalités publiques vont prendre note de ce dossier et que la médiatisation de cette affaire encourage les victimes. Que le message envoyé, c’est qu’elles peuvent être crues, a-t-il dit.

Après avoir été reconnu coupable, Danny Arsenault a lancé dans les corridors du palais de justice : Elle n’est pas en danger.

Le tribunal a ordonné la confection d’un rapport psychologique pour déterminer la peine à imposer.

L’accusé a refusé l’aide d’un avocat pour son procès. Se représentant seul, il a démontré une certaine désorganisation dans sa démarche. Il s’est opposé à toute évaluation psychologique.

Avec les informations de Geneviève Garon

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