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Un outil qui aide les jeunes à faire effacer leurs photos intimes du web

Un téléphone cellulaire sur le lit d'une jeune femme.

Une personne mineure peut rapidement se sentir à court de ressources si une photo intime d'elle circule en ligne, selon l'organisme IWF.

Photo : Getty Images / sestovic

Radio-Canada

Au Royaume-Uni, les jeunes qui craignent que leurs photos et vidéos explicites se retrouvent en ligne peuvent désormais signaler le contenu avant même qu’il soit partagé. L’organisme britannique Internet Watch Foundation (IWF) décrit ce service comme une « première mondiale ».

Une personne mineure qui regretterait l’envoi d’une image à caractère sexuel à une conquête, ou qui pourrait avoir cédé à une sollicitation ou à du chantage en ligne, n’a plus à affronter seule la crainte de voir ces photos ou vidéos circuler sur le web.

Au moindre doute, les jeunes Britanniques peuvent reprendre le contrôle de la situation en se tournant vers le site de Childline, un organisme britannique qui lutte pour la sécurité des enfants sur Internet et qui est affilié à l’IWF.

Comment l’outil fonctionne-t-il?

Pour faire un signalement, l'internaute se rend dans la section Signaler, supprimer (Report Remove) du site de Childline. La personne doit confirmer qu’elle a moins de 18 ans avec une pièce d’identité sur une application sécurisée. Elle peut ensuite inscrire de façon anonyme – si elle le souhaite – l’URL du contenu à problème déjà en ligne, et l’organisme travaille à le faire retirer.

Si les images n’ont pas encore été publiées, des analystes peuvent examiner la pièce déposée afin de déterminer si elle contrevient à la loi, et créer une empreinte numérique unique qui est envoyée aux entreprises technologiques. Ces dernières peuvent empêcher le téléchargement et le partage du contenu explicite. Chaque signalement reçoit un suivi des résultats dans les 24 heures ouvrables.

Selon Susie Hargreaves, directrice générale de l'IWF, c’est une façon de redonner le contrôle aux jeunes.

L'outil donnera aux jeunes le pouvoir et la confiance nécessaires pour récupérer ces images et s'assurer qu'elles ne tombent pas entre de mauvaises mains en ligne.

Une citation de :Susie Hargreaves

Le service a toutefois ses limites, car on ne peut freiner le partage d’images intimes sur les messageries cryptées, comme WhatsApp ou Signal, par exemple.

Avec les informations de BBC, et The Guardian

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