•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un échafaudage non conforme à l’origine du décès d’un travailleur

Plan rapproché sur le logo ornant le siège social de la CNESST à Québec. Les lettres C-N-E-S-S-T sont peintes en vert.

Les bureaux de la CNESST, à Québec

Photo : Radio-Canada

Des madriers non conformes sont à l'origine du décès du briqueteur-maçon Michel Gosselin, qui a fait une chute d’un échafaud de 5,73 m en août 2020, conclut un rapport dévoilé par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), mardi.

L’accident de travail est survenu le 12 août, alors que le propriétaire de Maçonnerie Michel Gosselin Inc. s'affairait à la réfection d'un mur de maçonnerie sur un immeuble d'habitation de quatre étages, sur la rue Mackay.

L'entrepreneur était à la hauteur du 3e étage avec un employé, lorsque le plancher de travail, composé de madriers de bois d'œuvre, a cédé sous leur poids, entraînant l’homme dans la mort et infligeant de sérieuses blessures à son collègue.

La CNESST identifie deux causes pour expliquer l’accident. Tout d’abord, les madriers utilisés comme plancher d’échafaudage n’avaient pas une résistance suffisante pour supporter le poids des deux travailleurs. Ensuite, la planification des travaux de maçonnerie en hauteur comportait des lacunes qui ont mené à l'utilisation de madriers non conformes comme plancher d'échafaudage, peut-on lire.

Normes en vigueur

Dans son rapport, la CNESST indique que pour éviter ce type d'accident, il est recommandé d'utiliser un plancher respectant la réglementation et les normes en vigueur. On préconise notamment que les madriers utilisés soient de dimensions minimales de 50 mm sur 250 mm et qu’ils soient manufacturés, faits de bois lamellés ou d'aluminium et que les plateformes composites constituées d'un cadre de métal et munies de crochets respectant la norme prescrite.

Qui plus est, les planchers utilisés doivent être entreposés au sec, à l'abri des intempéries, et faire l'objet d'une inspection visuelle avant leur utilisation.

Il incombe à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique de ses travailleurs, rappelle en outre la CNESST.

Il a également l'obligation de s'assurer que l'organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l'accomplir sont sécuritaires, termine la Commission.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !