•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transport en commun et télétravail peuvent-ils coexister?

Une usager de la STO ( Société de transport de l'Outaouais), attend l'autobus.

Une table de discussion virtuelle sur l’évolution du transport en commun et l’avenir de la mobilité au Québec se déroulait mardi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Association du transport urbain du Québec a organisé une conférence virtuelle sur la mobilité et le transport en commun pour les 50 prochaines années, mardi. Le télétravail a pris une place importante dans les discussions.

En fait, le télétravail semble créer un véritable casse-tête pour toutes les sociétés de transport en commun.

La conférence virtuelle qui avait lieu mardi voulait mettre en lumière des approches pour assurer la pérennité des sociétés de transport en commun à long terme.

Plusieurs se questionnent sur la façon dont les employeurs composeront avec cette méthode de travail qui s’est largement déployée dans les 15 derniers mois. Les acteurs du milieu vont tenter de trouver des solutions pour adapter les sociétés de transport en commun dans ce contexte.

Benoit Delage, le directeur général du Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), croit que les résidents de l’Outaouais vont privilégier le télétravail.

Il va y avoir un taux d’adhésion qui risque d’être assez grand. Dès qu’on pose la question à des employés, très souvent ils nous disent qu'ils ont aimé et qu’ils sont aussi performants, soutient M. Delage. 

Par rapport à ça, qu'est-ce qu’il faut changer? Toute la question de la tarification du transport, une passe mensuelle sera peut-être plus la chose à proposer à des gens puisqu’ils ne verront plus le gain économique, croit-il.

Les transporteurs sont bien au fait de cette réalité.

Il ne faut pas perdre de vue qu’il faut absolument adapter les modes de financement du transport collectif a cette nouvelle réalité parce que ça fait partie des défis qui se posent pour chacune de nos sociétés, soutient le président du conseil d’Administration de l’Association du transport urbain du Québec et de la Société de transport de Montréal, Philippe Schnobb.

On est tous entrain de préparer nos budgets pour 2022 dans un contexte presque post-pandémique, précise M. Schnobb. Mais on est quand même sur la bonne voie parce qu’on est entrain de concevoir de grands projets de développement et ça je pense que c’est une excellente nouvelle.

Deux sociétés célèbrent 50 ans

Au Québec, deux grands transporteurs publics, le Réseau de transport de la capitale (RTC) et La Société de transport de l’Outaouais (STO) fêtent leur cinquantième anniversaire cette année. Les deux sociétés ont d’importants projets de tramway dans les cartons.

Le directeur général de MOBI-O, le Centre de gestion des déplacements de Gatineau et de l’Outaouais, Patrick Robert-Meunier encourage les sociétés de transport à faire preuve d’audace et à maintenir le cap.

C’est important que l’on continue dans le sens où on va présentement, de continuer à développer ces projets-là et à les mettre en œuvre parce qu’ils vont être essentiels pour l’avenir, soutient M. Robert-Meunier. 

Notre dépendance à la voiture demeure très élevée, elle est source d’émissions de gaz à effets de serre et la solution elle est assez simple, précise-t-il. C’est qu’on change nos habitudes en matière de transports et clairement des projets comme le tramway sont au cœur de ce qui va inciter les gens à changer leurs habitudes

Selon lui, en transport, c’est l’offre qui dicte la demande.

De son côté, la présidente de la STO, Myriam Nadeau, rappelle à ses homologues québécois que le transport en commun doit jouer un rôle important, plus important même, dans le développement des villes et des quartiers.

Myriam Nadeau pose pour la caméra dans le vestibule de la Maison du citoyen à Gatineau.

La présidente de la Société de transport de l'Outaouais, Myriam Nadeau.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Pour que les gens l’utilisent, il faut que ça marche et la mobilité de demain, c’est un mode de vie, soutient Mme Nadeau.

Ça prend des rues qui puissent accueillir les autobus, ça prend des trottoirs de deux côtés de la rue pour notamment des questions d'accessibilité et qu'ils soient conçus de façon assez large pour recevoir des gens en motilité réduire.

Elle reconnaît par ailleurs que les transports collectifs doivent devenir plus attrayants pour les résidents.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !