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Une grève au Québec amène des milliers de poulets au Nouveau-Brunswick

L'entrée de l'usine.

Des poulets qui ne peuvent être abattus au Québec sont redirigés vers l'abattoir Sunnymel, à Clair, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Une grève à l'usine de transformation de poulet Exceldor à Saint-Anselme, au Québec, a des répercussions jusque dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.

Le Groupe Westco, par l’entremise de sa copropriété Sunnymel, à Clair, abat un grand nombre de poulets supplémentaires qui ne peuvent être abattus à Saint-Anselme en raison de ce conflit de travail.

On peut parler de plusieurs dizaines de milliers de poulets par semaine, estime le PDG du Groupe Westco, Thomas Soucy

Je pense que tous les abattoirs qui ont de la disponibilité vont aider ou tendre la main à ces gens-là, ce conflit-là, pour être capables de faire tout ce qu’on peut pour ne pas faire une coupure dans l’approvisionnement alimentaire de poulet dans l’est du Canada, affirme Thomas Soucy au cours d’une entrevue accordée à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

L’industrie, explique Thomas Soucy, doit fonctionner à un rythme régulier parce que les éleveurs de poulets continuent d’en produire et qu’il faut abattre ces volailles lorsqu’elles atteignent une certaine taille. Les familles sont moins grandes qu’autrefois et les consommateurs n’achètent donc plus de gros poulets, dit-il.

De plus, les installations d'abattage sont plus efficaces dans le cas de poulet de moins de 3 kg, souligne M. Soucy. Plus les poulets surpassent ce poids, plus l’abattage devient difficile.

Thomas Soucy interviewé par vidéoconférence.

Thomas Soucy, président-directeur général du Groupe Westco, souligne que l'entreprise n'a aucun parti pris quant à la grève chez Exceldor (archives).

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Quant à la grève chez Exceldor, le Groupe Westco tient à demeurer neutre.

On n’est pas impliqués dans le conflit. Alors, on ne veut pas juger, on ne veut pas prendre ni pour l’abattoir ni pour les employés. Ce qui nous préoccupe présentement, c’est plus comment on va faire pour [assurer] que le consommateur va être capable d’avoir le poulet et [assurer] qu’on va être capable de bien travailler le poulet des autres producteurs du Québec, affirme Thomas Soucy.

Depuis le début du conflit, de 300 000 à 400 000 volailles sont abattues chaque semaine à l'extérieur du Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Les poulets qui ne peuvent être abattus à l'extérieur en raison de la capacité d'abattage limitée des transformateurs de l'est du pays sont plutôt euthanasiés.

Avec des renseignements de La matinale, de Camille Carpentier et de Félix Morrissette-Beaulieu

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