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La Ville de Québec intente des procédures judiciaires contre le syndicat des policiers

Vue sur la façade du bâtiment abritant la Cour municipale de Québec et le poste de police de l’arrondissement de La Cité-Limoilou. Il s’agit d’une construction en briques jaunes de trois étages.

La centrale de police du parc Victoria, au centre-ville de Québec

Photo : Radio-Canada / Stéphane Lamontagne

La Ville de Québec demande une injonction contre la Fraternité des policiers de Québec et sa présidente pour les empêcher notamment de parler publiquement des systèmes de communications des policiers et des pompiers.

Selon des documents déposés au tribunal et consultés par Radio-Canada, la Ville juge que le syndicat a dévoilé des renseignements stratégiques et hautement confidentiels qui pourraient mettre en péril la sécurité des policiers et celle des citoyens.

Elle reproche entre autres à la présidente du syndicat, Martine Fortier, deux déclarations faites à des journalistes en novembre et janvier derniers, en plus d'une lettre adressée à deux conseillers municipaux, le 31 mai.

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Martine Fortier, présidente de la Fraternité des policiers de Québec.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

On reproche également à la Fraternité et à sa présidente d'avoir divulgué des informations sur une intervention lors d'un rassemblement au parc Victoria, ainsi que sur le manque d'effectifs policiers, en raison de la réorganisation nécessitée par les mesures sanitaires.

Le syndicat y voit une tentative de muselage, d'autant plus que la Cour supérieure a refusé, la semaine dernière, d'ordonner au syndicat de garder le silence jusqu'à ce que demande la d’injonction permanente soit entendue.

Nous sommes outrés que la direction tente de nous bâillonner ainsi. Ni la Fraternité ni sa présidente n’ont divulgué d’informations confidentielles de nature tactique, opérationnelle et stratégique. En aucun temps nous n’avons posé d’actions qui auraient pu mettre en danger les citoyens ou les policiers du SPVQ, affirme par écrit le vice-président de la Fraternité, Danny Beaudoin.

Régis Labeaume en conférence de presse.

Régis Labeaume en conférence de presse.

Photo : Radio-Canada

La santé et la sécurité d'abord

La Ville se défend de vouloir bâillonner le syndicat; elle indique que sa démarche vise seulement à éviter de mettre en péril la santé et la sécurité des policiers et des citoyens.

Les premiers perdants, ce sont les policiers de Québec, parce que la confiance envers leur capacité d'assurer la sécurité de la ville baisse. Ce n'est pas une question de bâillonner personne. C'est tout simplement une question élémentaire de sécurité, affirme le maire de Québec, Régis Labeaume.

Le syndicat affirme pourtant également agir dans le même but.

Nous avons dénoncé à la direction à maintes reprises depuis un an les lacunes de la réorganisation. Malheureusement, les lacunes demeurent. Il ne faudrait pas attendre qu’un événement malheureux se produise pour que les modifications requises soient appliquées, indique Danny Beaudoin.

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