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« Plus facile d’aller à Paris qu’à Plattsburgh », dit le PDG de Tourisme Montréal

Un avion en train d'atterrir au coucher du soleil.

L'industrie touristique canadienne estime qu'il est plus facile de sortir du pays que d'accueillir des touristes étrangers.

Photo : iStock

Radio-Canada

Absence d’un plan de relance clair, des assouplissements timides qui privent le marché canadien d’une clientèle importante et rien pour sortir l’industrie du voyage et touristique de la crise sanitaire. Les intervenants du milieu touristique ne décolèrent pas à propos des assouplissements pour les voyageurs annoncés lundi par le gouvernement fédéral.

Ce sera plus facile d’aller à Paris que d’aller à Plattsburgh, a dénoncé en entrevue à Zone économie le PDG de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

L’annonce par le gouvernement fédéral, lundi, comme quoi les voyageurs entièrement vaccinés n’auront plus à effectuer de quarantaine obligatoire ni à passer de test de dépistage de la COVID-19 au huitième jour de leur arrivée représente de petits pas pour l’industrie touristique, a indiqué le gestionnaire.

On est extrêmement déçus à Toronto, Vancouver, Calgary ou Montréal.

Une citation de :Yves Lalumière, PDG de Tourisme Montréal

Dans un communiqué diffusé lundi, la Table ronde canadienne du voyage et du tourisme a soutenu que les entreprises de son secteur sont toujours laissées dans l’ignorance. Le gouvernement fédéral a échoué à présenter un plan de réouverture complet pour les voyages intérieurs et internationaux, en particulier les ressortissants étrangers entièrement vaccinés qui visitent le Canada, indique la Table ronde.

Il ne fait aucun doute, selon l’organisme, que les voyageurs vaccinés devraient pouvoir autant venir au pays et aller à l’étranger sans restriction.

La décision d’Ottawa de prolonger la fermeture de la frontière avec les États-Unis jusqu’au 21 juillet prive le marché touristique montréalais d’une clientèle importante. Les touristes internationaux, a précisé Yves Lalumière, représentent de 25 à 30 % de la clientèle ainsi que de 30 à 40 % des dépenses.

Le fait de ne pas avoir de clarté et de prévisibilité sur les dates d’ouvertures [de la frontière], ça vient nous enlever une grande partie de notre été. Les touristes internationaux représentent 50 % des dépenses au centre-ville de Montréal, a indiqué M. Lalumière.

Le PDG de Tourisme Montréal s’explique mal pourquoi le gouvernement fédéral fonde ses décisions sur la citoyenneté des gens plutôt que sur le critère de la double vaccination. On se prive d’un volume de touristes extrêmement important, a-t-il constaté.

Avec les récentes décisions d’Ottawa, est-ce que Montréal se dirige vers une deuxième saison difficile en matière touristique?

On joue un peu au jeu du serpent et des échelles. En ce moment, on calcule qu’on aura 35 % de l’achalandage de 2019. On a quand même créé un momentum en ouvrant la frontière entre l’Ontario et le Québec. Et on sait que l’Ontario, c’est 50 % des dépenses touristiques au Canada. On a déjà lancé nos campagnes. Mais on espère quand même que les marchés américains et français puissent venir à Montréal en septembre ou peut-être même en octobre, a ajouté le PDG de Tourisme Montréal.

De son côté, le Conseil national des lignes aériennes du Canada a déploré l’exigence gouvernementale selon laquelle les enfants de moins de 18 ans pas complètement vaccinés doivent se soumettre à une quarantaine de 14 jours, ce qui va à l’encontre de l’approche adoptée par d’autres pays.

Le gouvernement répète qu'il collabore avec nos partenaires internationaux et qu'il suit la science, et pourtant, il poursuit des initiatives telles que la mise en quarantaine obligatoire des mineurs, qui est complètement déphasée par rapport à d'autres juridictions.

Une citation de :Mike McNaney, président et chef de la direction du Conseil national des lignes aériennes du Canada

En fait, a ajouté Mike McNaney, cette politique est en contradiction directe avec les recommandations émises conjointement le 17 juin par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne.

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