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Procès Asselin : le jury en délibérations

François Asselin dans une voiture de police.

François Asselin à son arrivée au palais de justice de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Julie Grenon

Les membres du jury au procès de François Asselin sont maintenant séquestrés. La juge Manon Lavoie a adressé lundi ses directives aux jurés.

Ils devront déterminer si François Asselin est non criminellement responsable des meurtres de son père Gilles Giasson et de son collègue de travail François Lefebvre commis en mai 2018. L’accusé fait face à deux chefs d’accusation de meurtre au deuxième degré et d’outrage à un cadavre.

François Asselin était-il au moment des meurtres atteint d’un trouble mental qui le rendait incapable de savoir que l’acte qu’il a commis était moralement mauvais? La juge a indiqué au jury que c’est l’une des questions importantes sur lesquelles les 12 membres du jury devront s’entendre.

Ils devront aussi se demander si ce n'est pas plutôt la forte consommation de drogue et d’alcool qui a troublé l’esprit de François Asselin lors des meurtres. Dans ce cas, la défense de trouble mental ne s’applique pas.

Les jurés devront se fier sur les 49 témoignages et avis d’experts présentés au cours du procès et les nombreux documents déposés en preuve pour prendre leur décision.

Les avocats satisfaits des procédures

Le procureur de la Couronne, Me Benoit Larouche, est satisfait du déroulement du procès. Ça été très rondement. Il y a eu beaucoup d’admissions avec la défense. Les témoins ont été interrogés vraiment sur les points litigieux ce qui a fait en sorte qu’on est rentrés dans le temps que nous avions prévu soit un délai de deux mois, précise l’avocat.

C’est à la défense qu’incombait la responsabilité de prouver que François Asselin est non criminellement responsable de ses actes pour cause de troubles mentaux, car l’accusé a déjà admis avoir commis les crimes.

Pour l’avocate de la défense Me Véronique Robert, le sort de son client est maintenant entre les mains du jury. Ça a été un procès long, mais pas anormal dans les circonstances. Il y a quand même quatre chefs d’accusation, dont deux très importants. Les jurés ont l’air d’avoir travaillé fort. Ils ont reçu des directives complètes et complexes. Ils ont beaucoup de travail, affirme-t-elle.

Si le jury conclut qu’Asselin ne souffrait pas d’un trouble mental au moment des crimes, ils devront statuer s’il est coupable d’homicide involontaire ou de meurtre au deuxième degré. Dans ce dernier cas, le jury devra considérer hors de tout doute raisonnable que l’accusé avait l’intention de tuer ses victimes en les attaquant.

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