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« Il n'y a plus de logements sociaux disponibles », prévient Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume.

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

La banque de logements sociaux de la Ville de Québec est vide en date du 21 juin. Le maire de Québec mentionne un « urgent besoin » de construction d'unités, puisque 2000 ménages sont actuellement en attente d'un logement subventionné.

Les logements sociaux, c'est là qu'il y a un urgent besoin. Nous n'avons plus de logements sociaux disponibles, a lancé Régis Labeaume, lundi, lors d'un point de presse sur l'état de l'habitation dans la région métropolitaine de Québec.

La Ville de Québec s'est dotée d'un objectif ambitieux de mettre en chantier 2600 logements sociaux d'ici 2025, ce qui veut dire un peu plus de 500 mises en chantier par année. Pour y arriver, elle puise des fonds dans un programme gouvernemental dans lequel chaque ville a droit à un certain nombre d'unités subventionnées.

Cette banque est officiellement vide, a confirmé le maire Labeaume lundi. En mars 2020, cette banque comptait 844 logements.

Compte tenu du délai moyen de deux ans entre l’attribution des logements et le début de la construction, si aucune nouvelle unité n’est attribuée, une diminution considérable des mises en chantier en 2023-2024 est à prévoir, précise le maire.

Jeunes et itinérants

La Ville s'est également engagée à construire des logements réservés aux jeunes qui sortent des centres jeunesse et en situation d'itinérance.

On voulait 200 unités pour des jeunes issus des centres jeunesse ou des familles d'accueil. 35 % de cet objectif est atteint [...] Sauf qu'on en a beaucoup moins du côté des itinérants [...]. Là, on est juste à 13 %.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

Nous, on est prêts. On a les projets pour respecter les engagements, mais il y a un blocage, il n'y a plus de logements sociaux, ajoute le premier magistrat.

La Ville estime avoir environ 900 projets prêts à être subventionnés par le gouvernement.

Pas de crise du logement, mais...

Le maire est également revenu sur la disponibilité de logements locatifs abordables à Québec. Selon lui, il n'existe pas de crise du logement à Québec.

On ne peut pas dire ça, parce qu'on vit dans une bulle, même par rapport à Montréal. Cela dit, on a un problème au niveau des classes défavorisées. On a plein de groupes de ressources techniques qui ont des projets. On a mis l'argent pour acheter nous-mêmes des terrains, puis là, il manque de logements sociaux de la part du gouvernement du Québec, croit-il.

Selon un récent sondage de la CORPIQ, le taux d'inoccupation est d'environ 5 % à Québec. Or, ces données sont faussées, selon le maire, puisque la clientèle touristique et étudiante a déserté la Ville en raison de la pandémie.

Le taux d'inoccupation, je vous dirais, on va s'en reparler dans un an, a dit Régis Labeaume.

Il ajoute que la moyenne des loyers à Québec est de 875 $ par mois pour un 4 et demi, un prix inférieur à la moyenne des grandes villes canadiennes.

Un logement à louer à Québec.

Un logement à louer à Québec

Photo : Radio-Canada

Rénovictions

La Ville est aussi revenue sur le phénomène des rénovictions, qui a gagné Québec et qui est critiqué par plusieurs résidents. Le stratagème consiste à évincer un locataire pour cause de rénovations majeures. Le loyer est ensuite considérablement augmenté puis le logement est loué à un autre locataire.

C'est la pointe de l'iceberg. Plusieurs ne dénoncent pas et ne font pas des négociations avec leur propriétaire. Ce qu'on dit aux citoyens qui sont aux prises avec cette problématique-là, c'est de ne pas signer avant d'être au fait de leur droit, explique Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif responsable du développement social et de l’habitation.

Émilie Villeneuve lors d'une séance du conseil municipal.

Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif à l’Hôtel de Ville de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Il n'a pas de statistiques là-dessus. Le problème, c'est qu'on est un peu désarmés par rapport à ça, c'est qu'on ne peut pas faire grand-chose [car] en termes de fiscalité et de réglementation, c'est le gouvernement du Québec, a conclu le maire Labeaume.

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