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Les infirmières de l'Ontario crient au manque de ressources contre la schizophrénie

Un homme assis sur un canapé se tient la tête.

L'Ordre des infirmières de l'Ontario estime que le Programme de Hamilton pour la schizophrénie souffre « d'années de négligence ».

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (AIIO) appelle la province à mieux soutenir une structure spécialisée dans l'accueil des personnes atteintes de schizophrénie à Hamilton, où le personnel est dépassé par le nombre élevé d'admissions.

Le manque de ressources allouées au Programme pour la schizophrénie de Hamilton (PSH) a atteint un point critique, selon l'association, qui a affirmé dans un communiqué que les neuf employés de l'établissement accueillent un nombre croissant de clients sans pouvoir recruter de renforts.

Selon l'AIIO, le programme n'a reçu aucun nouveau fonds depuis plus de 10 ans, alors que l'Ontario a débloqué plus de 175 millions de dollars pour divers organismes et programmes de soutien à la santé mentale dans le budget de 2021.

La liste d'attente pour un internement au PSH s'est également allongée ces derniers temps.

Nos membres ne peuvent plus travailler dans ces conditions extrêmement difficiles. Ils ont besoin de soutien pour que leurs clients puissent obtenir les soins dont ils ont désespérément besoin, a déclaré la présidente de l'AIIO, Vicki McKenna.

Le PSH a un besoin urgent de professionnels de la santé supplémentaires pour réduire le ratio du nombre de clients [par employé] à un niveau plus gérable.

Une citation de :Vicky McKenna

La députée provinciale de Hamilton Mountain, Monique Taylor, qui est également porte-parole du NPD en matière de santé mentale et de toxicomanie, a déclaré que le nombre de clients du PSH est à peu près le double de la limite fixée par les lignes directrices provinciales.

Il s'agit d'un autre programme que le gouvernement a choisi de ne pas financer, et d'une autre file de personnes en attente de services et de traitements dont elles ont besoin pour mener une vie saine, a souligné Mme Taylor lors d'une entrevue la semaine dernière.

Cet appel survient au milieu d'une pandémie qui a vu le nombre de personnes souffrant de problèmes de santé mentale augmenter, selon le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto. Les syndicats de la santé ont également déclaré que leurs travailleurs ont été éprouvés pendant la pandémie.

Le Programme pour la schizophrénie de Hamilton et le ministère de la Santé n'ont pas répondu aux demandes d'entrevue et de commentaires.

Une conciliation est prévue ce lundi pour tenter de résoudre les problèmes.

Avec les informations de CBC News

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