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Des intervenants en santé mentale répondront à certains appels au 911 à Toronto

Une téléphoniste anonyme.

Le service d'aide téléphonique sera offert 20 heures par jour, sept jours sur sept.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

La commission des services policiers de Toronto doit donner son feu vert jeudi à ce projet pilote d'un an.

Quatre travailleurs spécialisés en santé mentale et un coordinateur doivent être embauchés pour répondre aux appels non violents de détresse psychologique.

L'objectif est de ne plus accaparer les ressources de la police pour des appels qui peuvent être gérés par un employé formé en santé mentale.

Des téléphonistes du centre Gerstein, qui a déjà des programmes d'aide psychologique, seraient maintenant en poste au centre d'appels du 911, assurant un service 20 heures par jour.

Les appels de détresse ont augmenté de plus de 26 % à Toronto de 2016 à 2020.

Le projet pilote s'étendrait du 1er juillet au 30 juin 2022 et desservirait trois zones du centre-ville dans un premier temps. Le coût : 522 000 $.

Les appels touchant une personne armée, qui pourrait se suicider incessamment et les cas de violence conjugale seraient exclus.

Réforme de la police

Cette initiative fait partie de la réforme de la police lancée dans la foulée de la mort en 2020 de Regis Korchinski-Paquet à Toronto et de George Floyd aux États-Unis, lors d'interventions policières.

En janvier prochain, un autre pilote consistant à déployer des équipes spécialisées en santé mentale plutôt que des policiers sur le terrain pour répondre à des appels de détresse psychologique doit aussi être lancé à Toronto.

Pour sa part, l'ancien maire et militant en matière d'imputabilité policière John Sewell affirme que les deux projets pilotes sont fondés sur une mauvaise approche.

Les appels sont transmis aux intervenants en santé mentale seulement s'il n'y a pas de menace de violence, note-t-il. Sinon, les policiers continuent à être en première ligne. Or, c'est le coeur du problème. Si la personne en crise est menaçante ou a un couteau, la police arrive sur les lieux et trop souvent ouvre le feu.

M. Sewell pense plutôt qu'une personne spécialisée en santé mentale devrait être en première ligne et être celle qui décide si des policiers devraient intervenir.

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