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Samian dédie un vidéoclip à la mémoire des enfants du pensionnat de Kamloops

Vue de profil du visage de l'homme, coiffé d'un chapeau de feutre blanc.

Le rappeur Samian

Photo : f6foto

Radio-Canada

Le rappeur Samian donne la parole à Delbert Sampson, un survivant du pensionnat de Kamloops, où les restes de 215 enfants autochtones ont été retrouvés à la fin de mai, dans le vidéoclip de sa chanson Ishkodè, lancé lundi.

La pièce est un extrait de son prochain album, Nikamo, qui doit paraître en août. Elle est dévoilée le 21 juin à l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones.

L’idée pour le vidéoclip lui est venue lorsqu’une amie de Kahnawake, la belle-fille de Delbert Sampson, bouleversée comme lui par la nouvelle de la découverte des corps de 215 enfants autochtones, l’a contacté.

Elle m’a dit : "Tu as une voix, on doit dire les choses", a expliqué Samian à Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin. [Delbert] avait envie de témoigner et de parler de son parcours.

Dans le vidéoclip, l’aîné de la Première Nation Secwepemc de Shuswap Lake Salmon Arm, en Colombie-Britannique, qui a vécu au pensionnat de Kamloops de l’âge de 8 à l'âge de 16 ans, entre 1959 et 1966, raconte comment il a été difficile de se remettre de cette expérience traumatisante.

On voit l'homme s’adonner à une danse traditionnelle en compagnie de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, ce qui symbolise la résilience des Premières Nations dans le vidéoclip.

Delbert Sampson a découvert la danse autochtone à l’âge de 50 ans, et ça a été sa façon à lui de renouer avec ses racines, de retrouver cette fierté-là et d’être sur un chemin de guérison, a expliqué Samian.

Le rappeur originaire de Pikogan doit lancer Nikamo le 6 août prochain. L’album est composé de pièces où il rappe en anichinabé.

Il a fait appel à des producteurs d’un peu partout à travers le monde (il cite le Nigeria, les États-Unis, le Costa Rica, l’Allemagne), et Nikamo sera donc marqué par un mélange d’influences sonores.

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