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Vers une réserve de parc national autochtone à l’Î.-P.-É.

Une photo aérienne des dunes de sable de Pituamkek.

La région Pituamkek formerait aussi une barrière protectrice de dunes de 50 km d’extension du littoral de l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Gracieuseté L’nuey

Parcs Canada, l'initiative L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard lancent une consultation publique visant à créer une réserve de parc national dans la région de Pituamkek.

Mis en pause pendant un an à cause de la pandémie, le projet a été repris en juin.

La consultation publique compose une partie d'une étude de faisabilité initié en 2019, dont l'objectif est de déterminer les lignes directrices de la création et de la gestion de cette aire protégée.

Une carte de la région de Pituamkek.

Dans la région de Pituamkek, il y aurait également une formation de roche volcanique sur l’île Hog qu’on ne retrouve nulle part ailleurs à l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Google Maps

Située sur le long de la côte au nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, la région de Pituamkek engloberait les îles de la baie Malpeque, une chaîne d’îles et de dunes s’étendant jusqu’à Northport.

La région formerait aussi une barrière protectrice naturelle de dunes de 50 km d’extension du littoral de l’Île-du-Prince-Édouard.

La cheffe de la Première Nation de Lennox Island, Darlene Bernard, la région représente un grand morceau de l’histoire de sa communauté.

 Nous avons maintenant l’occasion de préserver l’histoire, l’environnement, et une partie essentielle de notre patrimoine culturel mi'kmaw .

Une citation de :Darlene Bernard, cheffe de la Première Nation de Lennox Island

L’endroit abrite plusieurs sites archéologiques mi’kmaq anciens qui révèlent que ces communautés occupent ce secteur depuis plusieurs milliers d’années.

Darlene Bernard, dirigeante de la Première nation de Lennox Island.

Pour Darlene Bernard, cheffe de la Première nation de Lennox Island, explique que la région Pituamkek représente un grand morceau de l’histoire de sa communauté.

Photo :  CBC / Travis Kingdon

L’importance du titre de réserve

Selon Parcs Canada, l’attribution du titre de  réserve  reconnaîtrait l’existence de revendications non réglées de droits autochtones dans la région.

La création d’une réserve officialiserait la protection de l’endroit ainsi que la gestion partagée avec les Premières Nations.

C’est l’un des endroits les plus exceptionnels sur le plan écologique au pays et aussi il y a de nombreux sites archéologiques qu’on a besoin de protéger.

Une citation de :Marie-Christine Plamondon, soutien aux communications de la direction de l’établissement des parcs à Parcs Canada

L’approbation du projet permettra aux Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard de poursuivre leur utilisation traditionnelle du territoire ainsi que de réaliser leurs activités spirituelles.

Les partenaires du projet pourrait aussi déployer davantage de ressources afin de réaliser de nouvelles recherches sur l’érosion côtière dans la région.

Le gouvernement fédéral serait également en mesure d’avancer dans son objectif de protéger 25 % de ses terres et de ses eaux d’ici 2025.

La naissance du projet

Selon Marie-Christine Plamondon, de Parcs Canada, le projet de création d’une réserve de parc national date de 2006.

À l’époque, les trois partenaires du projet ont constaté l’existence de plusieurs sites archéologiques mi’kmaq anciens dans la région.

En 2010, les Premières Nations de l’île ont manifesté l’intérêt d’y créer une réserve, compte tenu de l’importance culturelle, historique et écologique de l’endroit.

Une plage de sable rouge.

Avec la création de réserve de parc national, le gouvernement fédéral avancera dans son objectif de protéger 25 % de ses terres et de ses eaux d’ici 2025.

Photo : Gracieuseté L’nuey

C’est une série d’étapes qui nous amènent à déterminer si on va établir une aire protégée […], mais on attend vraiment les commentaires de la population. ajoute Marie-Christine Plamondon en soulignant que la décision de créer la réserve sera partagée avec les communautés locales.

L’étude de faisabilité menée par Parcs Canada consiste à répertorier les atouts écologiques et culturels de la région qui seront protégés.

À la fin de l’étude et de la consultation publique, un rapport sera rédigé et des recommandations seront définies au sujet du projet.

Marie-Christine Plamondon explique que Parcs Canada n’a pas encore établi un échéancier pour la finalisation du projet.

La consultation publique reste en ligne jusqu’au 23 juillet sur le site de Parcs Canada.

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